L'État a entendu France Télécom sur la fibre optique

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La fibre optique est avec la 4e licence de téléphonie mobile, le point de crispation le plus vif des télécoms français. Promise depuis des années, cette technologie d'accès à Internet à très haut débit ne concerne aujourd'hui que quelques dizaines de milliers de foyers français. D'une part, dans un contexte de crise économique, les opérateurs hésitent à deux fois avant de se lancer dans un chantier de plusieurs dizaines de milliards d'euros. Surtout, ils se chamaillent depuis des mois sur le cadre réglementaire de ce nouveau réseau.Si le cas de la zone dite très dense (voir lexique) semble réglé depuis le récent feu vert des autorités européennes, celui des régions moins peuplées faisait toujours débat. Après d'intenses tractations, l'Élysée devrait prochainement clarifier le sujet. Une intervention de Nicolas Sarkozy est attendue courant décembre. Selon nos informations, le programme national « très haut débit » concocté par la présidence de la République et les services concernés (Premier ministre, ministère de l'Aménagement du territoire, secrétariat d'État à l'Économie numérique) est actuellement examiné par l'Autorité de la concurrence.Label et soutien financier Il s'articule autour d'un schéma dit d'appels à projets. Un opérateur pourrait ainsi se déclarer candidat pour déployer de la fibre optique dans une ville ou un département. S'il est retenu, il obtiendrait un label et surtout un soutien financier de l'État : apport en fonds propres, prêts ou garanties d'emprunt. Ces appels à projets seraient pilotés par une structure interministérielle. Pour les zones qui ne verraient émerger aucun projet, le chantier de la fibre optique serait confié aux collectivités locales via des schémas directeurs. Elles pourraient alors recevoir un soutien financier direct de l'État. Enfin, dans les cas les moins rentables, les collectivités seraient incitées à se tourner vers d'autres technologies à très haut débit (ondes hertziennes wimax, satellite?) via notamment des partenariats public-privé.Initialement, l'idée était de créer un opérateur mutualisé en charge du chantier. Soutenue par SFR et Free, elle ne plaisait pas à France Télécome;lécom. L'opérateur historique ne voyait pas l'intérêt pour lui de s'associer avec eux pour déployer un nouveau système de communication concurrent de son réseau actuel de fil de cuivre. Selon un bon connaisseur du sujet, le programme du gouvernement « est plus favorable à France Télécome;lécom car, compte tenu de ses moyens financiers et humains, le groupe pourra répondre à plus d'appels à projets que ses concurrents ». Et de rappeler que les dirigeants de l'opérateur ont beaucoup milité ces dernières semaines pour plaider leur cause dans un contexte de crise sociale interne et de nouvelle concurrence avec la 4e licence. « Il y a un certain nombre de décisions à prendre du domaine législatif, ou éventuellement du domaine du pouvoir exécutif », a récemment déclaré Gervais Pellissier, le directeur financier de France Télécome;lécom lors de la présentation des résultats trimestriels. Avant d'ajouter que « dans les discussions que nous avons, la prise en compte d'un certain nombre de nos contraintes et de nos considérations nous paraît plutôt en bonne voie ». nLa proposition de l'état qui s'articule autour d'un schéma d'appels à projets est actuellement examinée par l'Autorité de la concurrence.

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