Le fondateur de Facebook devient philantrope

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Donner sa fortune de son vivant pour panser les plaies du monde : le mouvement lancé en juin par Bill Gates et Warren Buffett, deuxième et troisième fortune mondiale, fait des émules. Seize personnalités parmi les 400 plus riches aux États-Unis ont annoncé en fin de semaine leur intention de donner au moins la moitié de leur fortune à The Giving Pledge (la promesse de don). Et partant, de rallier les 40 autres grandes fortunes qui se sont engagées le 4 août à allouer au moins la moitié de leurs biens à des causes humanitaires. Redorer son imageAu premier rang de ces « bienfaiteurs de l'humanité » le très jeune Mark Zuckerberg, cofondateur de Facebook, crédité d'une fortune de 6,9 milliards de dollars. « Notre premier milliardaire du millénaire », comme s'est enthousiasmé la presse outre-Atlantique, a expliqué qu'il préférait voir de son vivant les résultats de ses efforts philanthropiques. Pour redorer son image égratignée par le film « The Social Network », Mark Zuckerberg n'en est pourtant pas à son premier coup médiatique : il a donné récemment 100 millions de dollars aux écoles publiques de Newark, la ville tristounette du New Jersey où il a grandi. Steve Case, le cofondateur d'AOL, le financier Carl Icahn, ou encore le roi des junk bonds, passé par la case prison, Michael Milken ont tous, comme leurs illustres prédécesseurs Ted Turner ou Michael Bloomberg, expliqué leur geste dans une profession de foi publiée sur le site du mouvement. L'objectif est de mobiliser 600 milliards de dollars, soit le double du montant moyen des donations américaines chaque année (303 milliards de dollars). Et... six fois plus que l'aide au développement allouée annuellement par les États pour la lutte contre la pauvreté.Sixtine Léon-Dufour, à New York

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