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Comment financer au mieux son parc automobile

La Tribune

Publié le 13 octobre 2009 à 23:49 - Mis à jour le 13 octobre 2009 à 23:49

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18 juillet 2026

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Mobilisation de fonds propres, coût global d'exploitation, risques financiers, revente du véhicule, autant de facteurs déterminants lors du choix du mode d'acquisition d'un véhicule d'entreprise qui doivent être considérés avec un maximum d'objectivité et de méfiance à l'égard des idées reçues. Entrent en ligne de compte des aspects purement économiques mais également psychologiques tels que le sentiment de propriété. Tour d'horizon des différentes formules.L'achatC'est évidemment la première solution qui vient à l'esprit quand il s'agit d'équipement quel qu'il soit, l'automobile ne faisant pas exception. Et comme tout équipement destiné à un usage professionnel, il est amortissable, c'est-à-dire que son coût peut être réparti de manière comptable sur sa durée d'utilisation. La durée de cet amortissement est en général de quatre à cinq ans.L'achat en propre d'un véhicule apporte la satisfaction quelque peu irrationnelle de posséder un objet auquel est souvent attaché un aspect affectif. Objet qui sera éventuellement conservé au-delà de sa période d'amortissement et dont la valeur entre dans l'actif de la société. Des aspects qui n'ont de positif que les apparences. Car, comme de nombreux biens d'équipement et contrairement à des actifs immobiliers par exemple, la valeur d'un véhicule s'érode très rapidement, perdant jusqu'à un tiers de sa valeur au bout de la première année. À l'issue de la période d'amortissement, il ne reste en général qu'un quart de la valeur initiale.De plus, le fait de posséder un véhicule en propre implique que l'entreprise doive en assurer l'entretien ainsi que la revente le moment venu. Chronophages, toutes ces opérations sont difficiles à mener à bien dans les meilleures conditions sauf par un spécialiste de la question. Une entreprise ou un professionnel libéral n'aura jamais assez de temps à leur consacrer pour obtenir un résultat équivalent à celui d'un spécialiste.L'achat, avec son aspect affectif, reste néanmoins un réflexe courant dans les TPE et il est même souvent effectué au comptant. En apparence, une opération moins coûteuse que l'achat à crédit. En fait, et même si la trésorerie de l'entreprise le permet, il est toujours préférable d'utiliser les fonds propres pour assurer le développement de l'activité plutôt que de les immobiliser, ce qui, immanquablement, induit des frais financiers par ailleurs.L'achat présente donc nombre d'inconvénients qui tendent à faire reculer ce mode d'acquisition.Le crédit-bailSystème intermédiaire entre l'achat et la location pure, le crédit-bail ou location avec option d'achat (LOA) permet de satisfaire le désir de possession en en évitant les inconvénients financiers. Certes, pendant la période de location, la carte grise reste au nom de l'établissement financier et non pas à celui du client final, mais au moins celui-là bénéficie-t-il de la promesse de pouvoir finalement l'acquérir.L'entreprise, après avoir choisi un véhicule, s'adresse à un organisme de crédit qui achètera ledit véhicule en son nom et le louera ensuite à l'entreprise pour une durée déterminée. À l'issue de cette période, la société cliente aura la possibilité de racheter le véhicule pour une valeur résiduelle convenue à la signature du contrat. La mise à disposition de la voiture est la plupart du temps assortie d'un dépôt de garantie. Pour l'établissement financier, le crédit est garanti par la propriété du véhicule. Le loueur a, lui, la certitude de rentrer en possession de sa voiture à l'issue du contrat de location s'il décide de faire jouer son option d'achat. Il y aura alors déclaration de vente et une nouvelle carte grise sera établie.Cette option d'achat n'est pas obligatoire. Dans ce cas, c'est l'établissement de crédit qui récupère la voiture après remboursement de l'éventuel dépôt de garantie et perception éventuelle des frais de remise en état si le véhicule ne correspond pas à l'état de vétusté standard.Le premier avantage du crédit-bail est de ne pas puiser dans les fonds propres de l'entreprise pour cette acquisition. Toutefois, un apport initial est souvent réclamé par les organismes de crédit. Par ailleurs, les mensualités peuvent être adaptées à l'état de la trésorerie en jouant sur la durée du contrat et la valeur résiduelle pour l'option d'achat. Elles sont de plus comptabilisées comme frais d'exploitation. Enfin, dans le cas d'un véhicule particulier (VP) la TVA est étalée avec les mensualités au lieu d'être avancée dans le cas d'un achat en propre.Ces avantages de trésorerie n'exonèrent pas pour autant l'entreprise ou le professionnel libéral de la gestion du véhicule, de sa sélection, de son entretien et éventuellement de sa revente en cas de réalisation de l'option d'achat. Cette dernière opération peut s'avérer tentante surtout dans le cas où la valeur résiduelle est inférieure à la valeur de marché. Une plus-value est alors envisageable sur la revente. Dans le cas où l'entreprise conserve la voiture, le risque est d'avoir à supporter les frais d'entretien élevés liés au vieillissement du véhicule.La location longue duréeLes derniers inconvénients de la LOA peuvent être supprimés par le passage à la LLD. Ce mode de financement des véhicules peut être présenté comme un service global de mobilité ou de transport. La notion de propriété, chère aux esprits latins, est ici remplacée par la réponse pragmatique à un besoin. Le loueur met à la disposition du locataire un bien d'équipement dans le seul but de son exploitation. Le ou les véhicules n'entrent donc pas dans le patrimoine de l'entreprise.Le locataire opte pour le véhicule de son choix pour une durée et un kilométrage établis, éléments qui vont déterminer le loyer mensuel de mise à disposition. À la fin du contrat, le loueur, qui est resté propriétaire, revend le véhicule sur le marché de l'occasion. Tout une gamme de services peuvent être associés à la mise à disposition du véhicule, qu'il s'agisse d'assurances, d'assistance, d'entretien, de véhicules relais en cas d'immobilisation. Une formule qui a pour principal intérêt de dégager totalement l'entreprise de toutes les sujétions liées à la gestion d'un parc automobile. En second lieu, tous les frais inhérents à l'utilisation de véhicules automobiles sont immédiatement apparents et comptabilisables contrairement aux véhicules détenus en propre dont on considère facilement les frais de carburant et d'achat en « oubliant » les frais cachés. Une réalité qui peut parfois faire peur dans les petites entreprises mais qui doit être affrontée.Comme le crédit-bail, la LLD évite les immobilisations de capitaux ou les emprunts. Elle apporte une visibilité immédiate sur le coût réel de l'utilisation du véhicule, élément capital d'une bonne gestion. Par ailleurs, les loyers sont comptabilisés directement dans les charges. En outre, le recours à ce mode de financement permet de réaliser de substantielles économies.Les grandes sociétés de leasing qui achètent plusieurs milliers de véhicules par an bénéficient de tarifs auprès des constructeurs qu'aucun particulier ne pourrait approcher, même après la plus sévère négociation, chez un concessionnaire. Les loueurs, étant souvent adossés à des groupes financiers, obtiennent également des tarifs préférentiels sur les frais financiers. Il en va de même pour les services associés, négociés en grand nombre auprès des prestataires, qu'il s'agisse de révisions, d'échanges de pneumatiques ou de contrats d'assurance. Non seulement les frais liés à l'usage du véhicule sont ainsi minimisés mais ils sont de plus répartis dans le temps au rythme des loyers. Les utilisateurs ont donc souvent intérêt à souscrire les offres packagées les plus complètes. Ils ont ainsi la certitude de disposer en permanence de véhicules en parfait état, gage de confort et de sécurité pour les utilisateurs, mais également de bonne représentativité de l'entreprise.L'utilisateur d'un véhicule en LLD ne supporte aucun risque, ceux-ci étant reportés sur le loueur, qu'il s'agisse d'incidents mécaniques ou d'évolution de la valeur résiduelle du véhicule. Et au cas où le locataire a mal évalué ses besoins, en termes de kilométrage ou de durée, le contrat peut être réajusté en permanence en fonction de l'utilisation réelle constatée du véhicule. Il sera toutefois exigé des indemnités par le loueur en cas de rupture anticipée du contrat.À la fin du contrat, aucun frais supplémentaire n'est engagé à l'exception de l'éventuelle remise en état du véhicule restitué ou d'un fort kilométrage excédentaire. Des contraintes par ailleurs identiques à celles supportées dans le cadre d'une LOA. Et si l'aspect affectif est vraiment important, le locataire a toujours la possibilité de négocier le rachat de son véhicule en fin de contrat. La transaction se fera alors au prix du marché et non pas sur la base d'une valeur résiduelle comme dans le cas de la LOA.En règle générale, la LLD s'adresse plutôt à des gros rouleurs. La dépréciation de la voiture entrant pour une large part dans le calcul des loyers, elle renchérira considérablement le prix de revient kilométrique d'un véhicule roulant peu. Il est couramment admis qu'il faut parcourir au moins 15.000 km par an pour que la LLD soit intéressante. En deçà, il est préférable de se tourner vers le crédit-bail ou le financement à crédit.Outre ses avantages tant en termes de trésorerie que de coût total, la LLD a surtout comme principal argument de décharger totalement l'entreprise, petite ou grande, de tous soucis de gestion de son parc automobile. Certaines sociétés de location vont même jusqu'à se substituer en partie à la comptabilité de l'entreprise locataire en gérant les cartes de carburant et de péage et en en proposant un reporting par véhicule ou par utilisateur. Et puis le premier des services assuré par un grand loueur est de conseiller, le plus précisément possible, son client locataire tant sur le choix du véhicule que sur le type de contrat à mettre en place pour un résultat optimal. n

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