Zapatero est de plus en plus contesté pour la gestion de la crise

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C'est seul contre tous que le chef du gouvernement espagnol a abordé mercredi et jeudi le débat parlementaire annuel sur l'état de la nation. José Luis Rodriguez Zapatero y a défendu sa gestion de la crise et appelé les Espagnols à faire de nouveaux efforts. Une tâche difficile alors que sa crédibilité d'homme de gauche a été mise à mal par les mesures de rigueur, la réforme du marché du travail et celle, annoncée, des retraites. Le 29 septembre, le socialiste devra d'ailleurs faire face à sa première grève générale.Le chef du gouvernement espagnol estime que la reprise de l'économie amorcée au premier trimestre s'est poursuivie au deuxième. Mais en dehors du parti socialiste, tous les groupes ont critiqué l'inconsistance ou l'incohérence de l'action gouvernementale. Le dirigeant du parti populaire, principal parti de droite, Mariano Rajoy, a réclamé des élections anticipées et s'est présenté comme une alternative crédible, en soulignant la constance de ses propositions face aux atermoiements de son adversaire. Statut d'autonomie catalanLe Parti populaire, la formation Convergence démocratique de Catalogne (CiU) et plusieurs groupuscules d'extrême gauche ont promis de voter contre le projet de budget 2011 lors de sa présentation à l'automne. Cette opposition ne devrait toutefois pas empêcher le gouvernement minoritaire de Zapatero de faire voter le texte en obtenant les voix de petits partis politiques.En toile de fond du débat, figure l'épineuse question du Statut d'autonomie catalan. La Cour constitutionnelle a avalisé récemment la majorité des articles du statut d'autonomie de la Catalogne. Mais le rejet par la Cour constitutionnelle de reconnaître la région en tant que nation a suscité la colère des Catalans. Zapatero a donc voulu désamorcer les critiques dans une région traditionnellement à gauche. Dès les premiers mots de son discours mercredi, il a ainsi rappelé son respect pour le Statut et proposé d'adapter les normes rejetées sur la forme par la Cour. Peine perdue : le représentant de CiU a déclaré qu'il n'accordait aucun crédit à Zapatero. En outre, cette annonce a amené Rosa Díez, porte-parole de UPyD, à accuser le premier ministre de « corruption institutionnelle ». Zapatero essayera d'être plus convaincant auprès de José Montilla, chef socialiste du gouvernement catalan, lors d'une réunion prévue la semaine prochaine.

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