Avec la crise, les grands groupes émergents s'affirment plus encore

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mondialisation Le capital de grands constructeurs automobiles allemands qui tombe aux mains de fonds souverains arabes ; un groupe indien, Reliance, choisi pour cofinancer les projets du cinéaste Spielberg? la puissance des groupes émergents se manifeste désormais dans tous les domaines. Et c'est d'autant plus visible après la crise. Selon la dernière étude d'Ernst & Young, leur poids au sein des 1.000 premières entreprises mondiales est passé de 22 % en décembre 2007 à 30 % aujourd'hui. Sur ce même échantillon, la capitalisation des entreprises émergentes atteint désormais 26 % contre 19 % en décembre 2007 et 5 % en 2000. « Dans les quatre années qui ont précédé la crise de septembre 2008, l'échantillon pays émergents a progressé trois fois plus vite que le panel pays développés », relève l'étude. 14?% de marge netteCette tendance s'est confirmée après l'effondrement de Lehman, le 15 septembre 2008, date à partir de laquelle les cours boursiers des entreprises de ces pays affichent une croissance moyenne de 21 % contre un recul de 10 % pour ceux des pays développés. Même si des disparités subsistent, entre les marchés gagnants (Djakarta, Santiago), ceux qui sont restés stables (Varsovie, Johannesburg, etc.), et ceux qui ont reculé (Prague, Ryiad, etc.).« D'une façon générale, la rentabilité des entreprises émergentes est également en moyenne très supérieure à celle de leurs concurrents occidentaux ou japonais », indique l'étude. Entre 2004 et 2008, le taux de croissance annuel moyen du chiffre d'affaires de cet échantillon « pays émergents » est 2,9 fois supérieur à celui des pays développés. En 2008, la marge opérationnelle s'élève à 25 % pour les premiers contre 15 %, et la marge nette à 14 % contre 5 %. Trois secteurs s'illustrent, les télécommunications, les services informatiques et la banque, pour lesquels les pays émergents affichent une surperformance sur tous les fronts (activité, rentabilité et parcours boursier). Dans d'autres, comme l'automobile et la sidérurgie, où ils sont exposés au même type de pression sur les prix, leur profitabilité rejoint celle des groupes japonais et occidentaux. De même, dans les énergies renouvelables, secteur récent pour tous, les performances opérationnelles sont encore équivalentes. Enfin, s'appuyer sur des marges supérieures ne leur confère pas toujours une surperformance boursière. Dans les domaines pétrolier et chimique, les groupes émergents n'ont pas été épargnés par la désaffection des investisseurs.

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