Jack ScovilleLes tensions sur les cours du blé se sont calmé...

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Jack ScovilleLes tensions sur les cours du blé se sont calmées ces derniers jours, qu'en pensez-vous ? L'adage acheter au son du canon et vendre au son du clairon s'applique ici. Nombreux sont les opérateurs qui se sont mis en position acheteuse en anticipant qu'avec les incendies, les Russes auraient du mal à exporter. Du coup, les cours sont passés de 4,50 dollars le boisseau à un plus-haut de 7,8 dollars. Puis ils ont reflué quand les exportations ont été effectivement interdites. Car même si les Russes, qui ont les prix les plus bas sur le blé, sont hors jeu, les autorités alimentaires américaines ont assuré ces derniers jours qu'il n'y avait pas de risque de pénurie, grâce à l'offre de l'Australie et de l'Argentine. Même chose pour les volumes, qui avaient atteint des niveaux presque record ces derniers jours, avec l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché. Ils se sont repliés depuis.De nouveaux acteurs, vous voulez dire des spéculateurs ?Anticiper ou spéculer, c'est grosso modo la même chose. Et heureusement que ces professionnels sont dans le marché, car ils participent à la liquidité. Le maïs et le soja semblent suivre le mouvement du blé, pourquoi ?Comme les Russes produisent un blé de moindre qualité, consommé par les animaux, il faudra se reporter sur du maïs américain, d'où la hausse des cours. Quant au soja, c'est la demande chinoise, toujours et encore, qui dope les prix. Propos recueillis par Lysiane J. Baudu Les opérateurs ont anticipé les difficultés des Russes sur leurs exportations. »Courtier en grains chez Price Futures Group, à Chicago.

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