Valse des têtes au Crédit Agricole avant l'arrivée du nouveau directeur général

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Le renouvellement des dirigeants de Crédit Agricolegricole SA (CA SA) se fait dans la confusion. Dans un communiqué de la société cotée publié mercredi et faisant le point sur les nominations de trois directeurs généraux délégués, Jean-Frédéric de Leusse, qui occupait jusqu'à présent l'un de ces postes, n'est pas mentionné. Interrogé sur son sort, CA SA n'a pas souhaité faire de commentaire. C'est donc le deuxième directeur général délégué de la Banque verte qui disparaît subrepticement de l'organigramme en un mois. En effet, en janvier, la presse avait révélé que Jacques Lenormand, directeur général délégué à l'époque, avait quitté ses fonctions le 31 décembre.flouCette impression de flou, alors que Jean-Paul Chifflet deviendra le 1er mars directeur général de la Banque verte, ne se limite pas aux personnes. En effet, le communiqué publié mercredi annonce l'arrivée de Bruno de Laage, directeur général de la caisse régionale de l'Anjou et du Maine, au poste de directeur général délégué, en charge du pôle couvrant les caisses régionales, LCL, la banque de détail à l'international et les systèmes de services de paiement. Or, le 21 janvier, un précédent communiqué de CA SA annonçait que Michel Mathieu, directeur général de la caisse du Languedoc, devenait directeur général délégué en charge de LCL et de la banque de détail à l'international. En quatre semaines, il a donc déjà changé de périmètre, sans qu'aucune explication officielle ne soit donnée : il sera, à partir du 1er avril, en charge du pôle « pilotage financier et stratégique ».Le troisième directeur général délégué est Jean-Yves Hocher, seul survivant de l'ère de Georges Pauget, qui présentera ses derniers résultats jeudi 25 février. Ce sont donc désormais quatre hommes issus des caisses régionales qui dirigent le Crédit Agricolegricole. Jean-Frédéric de Leusse, qui a développé la banque à l'international, était considéré par les caisses régionales comme le responsable de l'investissement en Grèce, qui a coûté si cher. Sa survie dans un groupe aux mains des caisses devenait difficile. Sa brutale disparition managériale est certainement liée à la résolution du problème italien, et plus particulièrement celle du pacte d'actionnaires avec Generali dans Intesa (voir ci-contre). Il semblait donc de plus en plus évident depuis quelques semaines qu'une fois ce dossier réglé, l'homme n'aurait plus sa place au sommet de la banque. Guénaëlle Le Solleu

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