Sword Group mise sur une progression à deux chiffres en 2011

Une bonne année ». Jacques Mottard, le PDG-fondateur de Sword Group, ne cache pas sa satisfaction devant le chiffre d'affaires 2010 de la société, ni son irritation devant certains commentaires analysant comme un « profit warning » l'annonce fin 2010 d'un report de commandes de licences en software (logiciels). « Ce n'est pas la catastrophe, simplement la vie courante des affaires », s'agace-t-il. Avec un chiffre d'affaires de 185,3 millions, l'entreprise enregistre une hausse de + 4,2 %, - dont + 9 % au quatrième trimestre - confirmant ainsi le retour à la croissance après la crise de 2009. Son PDG ne manque pas non plus de souligner la bonne tenue du résultat opérationnel (34 millions d'euros, + 7,9 %) et du résultat net (23,2 millions) affichant une rentabilité de 12,5 %.Des clients dans l' e-governmentDepuis sa création à Lyon en 2000, Sword Group (1.850 personnes) s'est spécialisé dans le conseil, la gestion de contenu (systèmes d'information géographique, gestion de documents, business intelligence, soit la majorité de l'activité) et la sécurité. Le chiffre d'affaires se répartit entre les solutions (42 %) et le software (58 %). Les premières concernent l'intégration de systèmes, le plus souvent sur des marchés régulés et donc sur la gestion de la conformité à partir de composants logiciels techniques et métier. Le second a trait aux logiciels de management de GRC (Gouvernance, Risques et Conformité), de gestion d'actifs ou de réassurance, etc.Sword compte notamment de nombreux clients dans l'e-government en France (dossier médical pour le patient, le site Legifrance, etc.) et à l'étranger avec les Nations unies, dont le Fonds mondial pour les vaccins-Gavi avec fondation Bill & Melinda Gates. Ces marchés (para) publics représentent 60 % de l'activité solutions, mais seulement 4,4 % du software. À l'inverse, Sword réalise 65 % du software en banque-assurance (pour 8 % en solutions). Au total, le chiffre d'affaires de l'entreprise se partage, par grands secteurs, entre la banque-assurance (40 %), les gouvernements-organisations (29 %), la santé-télécoms (15,4 %) et la construction-énergie (10 %). Fin 2010, l'activité solutions a été boostée par la revente de composants logiciels en Asie. En revanche, comme évoqué plus haut, le software a subi le contre-coup du report de commandes de licences, notamment d'un client américain sous le coup d'une « class action ». En outre, le carnet de commandes bien garni augmente à 463 millions d'euros, soit 26,8 mois (+ 3,7 mois) du chiffre d'affaires.Est-ce un effet de cette activité Software qui « a sous-performé » ? En tout cas, avec le départ de son directeur général, Jacques Mottard a repris les commandes « pour revenir à des taux de croissance compris entre 10 % à 15 % » et mener à bien le plan triennal de développement. Il prévoit aussi d'organiser le transfert du siège du groupe de Lyon au Luxembourg qui, selon lui, présente l'intérêt « d'être plus neutre dans les ?short list? internationales ». Déjà, pour 2011, Sword Group mise sur une progression de l'ordre de 10 %. La stratégie, qui sera présentée le 9 mars, va s'articuler autour de trois axes : la volonté de privilégier le développement avant la rentabilité, « la mise en cohérence » des actifs et des synergies dans le software (avec peut-être une cession partielle du portefeuille), ainsi que le retour aux rachats de sociétés. Depuis 2007, année record avec sept acquisitions, Sword a procédé à seulement deux reprises et rien en 2010. Pourquoi ? « Pour stabiliser la croissance et dans l'attente de définition des marchés », explique Jacques Mottard, qui annonce une acquisition au second semestre 2011.

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