Le plan quinquennal chinois reprogramme la lutte contre les inégalités

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Les salaires et les réformes sociales seront les clés de voûte du prochain plan quinquennal (2011-2016), discuté durant les travaux du plénum du Parti communiste chinois (PCC) qui s'est achevé lundi. L'accent sera mis, comme prévu, sur la poursuite des réformes structurelles.Véritable outil institutionnel du PCC, le plan fixe le cap de la politique économique et sociale, en particulier au niveau local. Habituellement, le gouvernement veille à ce que les régions respectent les objectifs. Ce plan, dont la version finale sera rendue publique en mars, ne devrait pas différer du précédent. Mais, le contexte à changer du fait de la crise économique mondiale : la Chine doit rééquilibrer vers la consommation intérieure sa croissance fondée sur les investissements. Elle doit aussi réduire les inégalités sociales - entre riches et pauvres, entre régions côtières et arrière-pays - engendrées par une croissance qui a dépassé en moyenne les 10 % par an depuis des années.Neuf secteurs clés « La Chine va augmenter les salaires, améliorer la cohésion sociale et approfondir les réformes », indique le communiqué. Concrètement, on peut s'attendre à une hausse de la part des salaires dans le PIB, à un vaste programme de construction de logements sociaux et, selon le « South China Morning Post », un journal de Hong Kong, 4.000 milliards de yuan seront investis dans neuf secteurs clés dont les énergies renouvelables. Par ailleurs, les engagements pris lors de la conférence de Copenhague de réduire l'intensité énergétique sont réaffirmés. Autre mesure qui devrait figurer en bonne place : la réforme du système du Hukou - ou permis de résidence - qui exclu actuellement des millions de travailleurs de la sécurité sociale. Plusieurs économistes prévoient que les objectifs de croissance seront réduits à 7 % par an contre 7,5 % dans le précédent plan. « Il y a beaucoup d'attentes sur le volet social. Le plan doit résoudre les problèmes démographiques, la pression monte pour réformer le système de santé et des retraites », explique Alistair Thornton, économiste chez IHS Global Insight à Pékin. Enfin, comme prévu, l'actuel vice-président, Xi Jinping, a été nommé à la commission militaire. Sauf incident majeur, il devrait succéder à Hu Jintao à la présidence début 2013. Virginie Mangin, à Pék

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