Voyage d'affaires : l'embellie attendra 2011
La Tribune
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Les majors mondiaux du voyage d'affaires sont formels : le meilleur reste à venir mais il faut encore faire preuve de patience. Ce segment du voyage mettra du temps à effacer la chute de 20 % de ses ventes en 2009. « Le voyage d'affaires va mieux qu'en 2009, année noire en raison de la crise, mais l'heure n'est pas à l'euphorie car la reprise économique ne sera pas ?solidement engagée?? avant l'an prochain », constate Charles Petruccelli, le responsable pour le monde des activités d'American Express dans le voyage d'affaires. Depuis le début de l'année, le groupe américain a enregistré une « croissance à deux chiffres du nombre des transactions dans la plupart des marchés » du voyage d'affaires.VidéoconférenceSelon la dernière étude American Express Voyages d'Affaires réalisée en collaboration avec l'Institute of Travel and Meetings, la crise a durablement modifié les habitudes des voyageurs. Ils se sont notamment familiarisés avec les outils technologiques. Selon cette enquête, 22 % d'entre eux ont déclaré que la vidéoconférence leur permettait de travailler, négocier et entretenir des relations commerciales afin de générer du chiffre d'affaires. Rien ne remplace toutefois le contact direct. Un voyageur interrogé sur deux affirme que la rentabilité d'une rencontre en face-à-face reste beaucoup plus élevée. Son concurrent, Carlson Wagonlit Travel, est plus prudent. Si, au niveau mondial, la reprise du marché international des réunions d'affaires est prévue pour 2011, elle ne sera pas uniforme. L'opérateur estime que l'Europe et l'Amérique du Nord ne devraient pas connaître de reprise avant 2012, voire 2014.Accor, le premier hôtelier européen, reste aussi prudent. Gilles Pélisson, le président d'Accor, souligne que la visibilité reste réduite car les délais de réservation se sont contractés durant la crise. Les réservations pour une nuit arrivent désormais une semaine à l'avance, contre dix jours avant. L'organisation des séminaires et conventions n'échappe pas aux réservations de dernière minute. Les engagements sont pris 32 jours avant la manifestation, contre 40 jours auparavant. Malgré tout, la reprise se déroule pour le moment selon le schéma classique. Les taux d'occupation remontent actuellement. Ensuite, ce sera au tour des prix. H. D.
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