La Banque de Savoie a réussi

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La Banque Populaire des Alpes ne regrette pas les 224 millions d'euros qu'elle a déboursés pour racheter la Banque de Savoie à HSBC France. « Nous avons payé cher, car l'opération s'est faite en haut de cycle, mais c'était le prix à payer pour éviter l'entrée sur notre territoire d'un concurrent trop agressif », rappelle son président, Jean Clochet. D'autant que l'établissement préféré des grandes familles savoyardes dispose d'un très beau fonds de commerce, avec une bonne gestion des risques et une clientèle de qualité qui, cerise sur le gâteau, présente moins de 2 % de doublons avec celle de la BP des Alpes.Signe de la confiance du nouvel actionnaire, le management est resté en place, tandis que le vice-président de la BP des Alpes, Jean-Claude Lemoine, a pris la présidence non exécutive. « L'intégration se passe bien », indique ce dernier, qui souligne que « les réseaux restent concurrents sur le terrain », même s'ils pourront être amenés à coopérer sur certains gros dossiers de financement.Le nouvel actionnaire n'a pas hésité à investir plus de 11 millions d'euros ? soit l'équivalent du bénéfice de la Banque de Savoie en 2007 ? pour assurer la migration sur le système informatique Banque Populaire. Une opération préparée depuis plus d'un an, et qu'elle a été la première des sept ex-banques HSBC à boucler, le week-end dernier. Pour le directeur général de la BP des Alpes, Pascal Marchetti, « la migration s'est très vite imposée comme moyen de faciliter la création de synergies et la mobilité des collaborateurs ».« Plus souple et plus axé sur le client, le système Banque Populaire va nous permettre d'accéder à de nouveaux produits », ajoute Luc Hermet, le directeur général de la Banque de Savoie. Cette dernière a d'ailleurs pour objectif d'augmenter le taux d'équipement de ses clients de cinq à huit produits, en exploitant le potentiel de ventes croisées. Il n'en faudra pas moins pour tenir le « plan moyen terme », qui vise un résultat net de 15 millions d'euros en 2012, après un plancher à 5 millions en 2008. Pour développer les revenus, Luc Hermet veut compléter le maillage du territoire en visant les particuliers à hauts revenus, les commerçants et les belles PME. « Les choses sont claires entre la BP des Alpes et nous, maintenant il ne nous reste plus qu'à faire des affaires », conclut-il. B. J.L'établissement préféré des grandes familles savoyardes dispose d'un très beau fonds de commerce.

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