La France face aux colosses samoans

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Après les bouchers sud-africains, voici les coupeurs de têtes samoans. Le XV de France continue sa tournée à thème dans le monde merveilleux du « rugby combat » par les Samoans, gentils rugbymen très croyants mais déménageurs. Ça sera épais « face à ces beaux poulets », explique le talonneur Dimitri Szarzewski. Des rêves de Coupe du monde sont nés après le succès probant sur l'Afrique du Sud samedi dernier à Toulouse, 20-13. Les hommes de Marc Lièvremont ont montré leur talent, mais ils ne possèdent pas encore l'habit et les épaules. Il leur manque toujours cette qualité propre aux vainqueurs et pas aux artistes latins que nous sommes : la répétition des performances de premier ordre.Coincés entre Springboks et All Blacks, les Samoa ne représentent pourtant pas un simple interlude avant la Nouvelle-Zélande la semaine prochaine, mais un mur atypique qui ressemblera au match d'ouverture de la Coupe du monde 2011 face aux Tonga. « Forcément, la Nouvelle-Zélande est déjà dans les têtes, mais j'espère que ça ne va pas suffire à nous déstabiliser », avance Marc Lièvremont. C'est vrai que ça ferait très mauvais genre de ne pas s'imposer ce soir, surtout après la copie sans tache rendue contre les Springboks. Lors de la dernière rencontre du troisième type avec ces gaillards du Pacifique, il y a un an, contre les Pacific Islanders, Jean-Baptiste Elissalde avait subi le coup de la corde à linge atomique du Clermontois Napolioni Nalaga, qui l'avait étendu au sol. Joueurs indisciplinés, souvent violents, les Samoans et leurs voisins du Pacifique cultivent un rugby très physique à base de combat et d'exploits individuels. « Ce sera un match compliqué. Ils ont des joueurs avec de grosses qualités individuelles. Je pense qu'il leur manque un peu de vécu collectif par rapport aux autres grandes nations du Sud, analyse Sébastien Chabal. C'est une équipe dure mais qui aime jouer. Elle est aussi très imprévisible. »cent trente kilosPas vraiment nourris aux légumes vapeur, ces îliens affichent des mensurations de mannequins XXXL. Son huit de devant avoisine les 120 kilos de moyenne, avec plusieurs unités au-dessus des 130 kilos. Pour le pack français qui a démonté son homologue sud-africain la semaine passée, ce sera une autre manière de s'étalonner, même si Marc Lièvremont a tout changé, à l'exception de Thierry Dusautoir. Aux côtés du Toulousain, il y aura 12 joueurs qui n'ont pas participé à la victoire face aux Springboks. Trois tests-matches en trois semaines comme l'enchaînement quart, demi, finale, d'une Coupe du monde. Guérir de ce mal qui nous frappe toujours au mauvais moment, cette maladie du non-enchaînement des grosses performances. Et cette phrase, « on gagne à 30 », prononcée par Lièvremont.Face aux Samoans, le risque de tomber est moins grand que face aux cadors. L'idée de changement est belle, mais elle rompt ce qui s'est créé chez ceux qui ont maté les champions du monde sud-africains. Lièvremont prend ce risque pour remuer tout son groupe et ne pas garder un XV type. Pourquoi pas. Mais il n'y a que les victoires qui construisent les équipes, pas les défaites. nJoueurs indisciplinés, souvent violents, les samoans cultivent un rugby très physique.

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