Une émission de dette comme les autres...
La Tribune
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Mis en avant par l'Élysée comme un investissement d'avenir, le grand emprunt national décidé fin 2009 n'en reste pas moins une émission de dette du Trésor comme... une autre. Contrairement aux autres emprunts nationaux, comme les emprunts Pinay ou Giscard, il ne bénéficie pas de conditions de souscriptions spécifiques. Il sera émis auprès des investisseurs internationaux comme l'ensemble des placements effectués par l'Agence France Trésor (AFT).Étant donné que les investissements de 35 milliards d'euros seront financés à hauteur de 13 milliards par les remboursements de l'aide aux banques décidée fin 2008, seulement 22 milliards seront empruntés cette année sur les marchés financiers. Via des processus d'adjudication ou de syndication comme l'AFT le fait tout au long de l'année. Ils s'intégreront dans les 188 milliards d'euros d'émissions de dette à moyen et long terme de 2010 annoncés le 22 décembre dernier par l'agence qui gère la dette de l'État.Si cet emprunt a été décidé en pleine crise, il a désormais un caractère opportuniste en raison de la conjoncture particulièrement favorable du marché de la dette française. Dans le sillage des craintes suscitées par les problèmes budgétaires de plusieurs pays européens, Grèce en tête, les taux d'emprunt de l'État ont en effet fondu. Alors qu'ils flirtaient avec les 5 % avant la faillite de Lehman Brothers, le taux des obligations assimilables au Trésor à 30 ans se situait fin 2009 à 4,2 % et évolue aujourd'hui autour de 3,6 %. Des conditions particulièrement intéressantes pour préparer l'avenir. J. B.
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