Cure d'austérité drastique en Grande-Bretagne

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Le gouvernement britannique avait promis la rigueur. Il n'aura pas déçu. Le plan d'austérité présenté ce mardi est d'une envergure sans précédent. L'objectif fixé est de ramener les déficits publics de 10,1% du PIB en 2010/2011 à 1,1% seulement en 2015/2016, et d'afficher un léger surplus l'année suivante.Pour cela, le gouvernement a dévoilé ce mardi 40 milliards de livres (50 milliards d'euros) d'économies supplémentaires, qui s'ajoutent aux 50 milliards de livres (60 milliards d'euros) déjà présentées par le gouvernement précédent (mais sans préciser comment il comptait s'y prendre). « Personne ne pourra accuser le chancelier (George Osborne) de ne pas avoir le courage de ses convictions, estime Howard Archer, économiste à Global Insight. Seul le temps permettra de dire s'il avait raison. »La principale annonce du gouvernement est une hausse de la TVA, de 17,5% à 20%, à partir de janvier 2011. Elle rapportera 13 milliards de livres (15,5 milliards d'euros) par an. Une taxe sur les banques est aussi annoncée. Les salaires des fonctionnaires sont gelés pour deux ans, sauf pour les moins bien payés. Les allocations familiales sont également gelées pour trois ans, et les couples les plus aisés en perdront une partie. « proportion historique »Les budgets des ministères vont subir des réductions drastiques de 25 % en moyenne sur les quatre prochaines années (voir ci-contre). Une telle réduction n'avait pas été vue depuis les années 1920.« C'est un budget de proportion historique », reconnaît Mark Hoban, secrétaire d'État à la City. Mais George Osborne, le chancelier de l'échiquier, estime qu'il n'avait pas le choix. « L'impact (...) sera dur pour les gens, mais c'est inévitable étant donnée la taille de la dette à laquelle notre pays fait face, et la catastrophe que cela provoquerait si nous ne nous en occupions pas.  » L'agence de notation Fitch estime que le budget est de nature à renforcer la confiance envers les finances publiques du Royaume-Uni et à consolider son statut de pays noté «AAA», la note maximale.Le caractère inévitable des mesures présentées a été rejeté en bloc par l'opposition travailliste. « Ce sont des coupes budgétaires que les conservateurs souhaitaient faire, poussés par l'idéologie », estime Harriet Harman, leader par interim des travaillistes.

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