Mariann Fischer-BoelCommissaire européenne à l'Agriculture.P...
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Mariann Fischer-BoelCommissaire européenne à l'Agriculture.Pourquoi faut-il absolument libéraliser le secteur alors que 19 pays sur 27 demandent une régulation ? Le secteur laitier n'a pas été libéralisé. Nous avons décidé en 2003 de venir à bout des quotas d'ici à 2015. Soyons clairs : le système des quotas disparaîtra en 2015 car il n'est pas l'ami fidèle que certains croient. Les quotas ne sont plus capables, et depuis longtemps, de garantir des prix stables pour le lait. Nous faisons le meilleur usage de nos instruments pour relancer le marché. Nous allons dépenser 600 millions d'euros supplémentaires pour ces outils dans les douze prochains mois. Je suis donc étonnée que certains accusent l'UE de « ne rien faire » pour le secteur laitier.À l'avenir, comment éviter la volatilité des prix ? Je propose la création d'un groupe d'experts, composé de représentants des États membres et de la Commission. Et ce, pour réfléchir à un cadre régulateur pour des relations contractuelles entre fermiers et industrie laitière, à l'éventuelle utilité d'un marché à terme du lait et aux moyens de réduire les coûts de production. Il faut aussi réfléchir à l'équilibre des pouvoirs dans la chaîne de distribution du secteur. La Commission fera d'ailleurs un rapport sur ce sujet avant la fin de l'année.Le combat des producteurs et la « grève du lait » servent-ils à quelque chose ? Il n'y a pas de « combat » et ce n'est pas à moi de commenter la grève. Mais je comprends que les producteurs soient inquiets pour leur futur. C'est pourquoi nous prenons des mesures concrètes, pragmatiques et efficaces pour soutenir le marché.propos recueillis par yann-antony noguès, à bruxellesJe suis étonnée que certains accusent l'UE de ?ne rien faire? pour le secteur laitier. »flashinterview
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