Les régulateurs américains s'inquiètent de leurs moyens

Au lendemain de l'adoption de la loi Dodd-Frank aux États-Unis, les régulateurs avaient évalué leurs nouveaux besoins. Mais aujourd'hui, il leur faut faire à budget constant. Et demain est loin d'être certain. Ce qu'ils déplorent jour après jour. « Cela va clairement entraver nos efforts », a prévenu jeudi dernier, le responsable du service de surveillance de la Securities & Exchange Commission (SEC), Robert Khuzami. Alors qu'aucune ligne budgétaire pour 2011 n'avait été votée jusqu'alors, le 21 décembre dernier, les parlementaires ont accordé une rallonge au gouvernement et à ses agences revenant, de fait, à limiter jusqu'en mars, leurs dépenses aux niveaux autorisés pour 2010 (exercice clos fin septembre).« Crise budgétaire »« Cela nous oblige à faire des choix difficiles », a regretté Robert Khuzami. La SEC craint ainsi pour la modernisation de son outil informatique et ses futurs recrutements d'experts des marchés financiers. Michael Dunn, l'un des commissaires de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), n'hésite plus à parler de « crise budgétaire », soulignant des moyens insuffisants pour mettre en oeuvre la loi Dodd-Frank. « Nous faisons face à un mandat sans financement », a-t-il martelé à l'occasion d'une réunion sur les règles d'application de la toute nouvelle loi. C. FR.

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