Biopress modernise son usine pour gagner des parts de marché à l'export

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Avec un investissement en cours de 1,85 million d'euros sur les deux prochaines années, Biopress qui commercialise des huiles biologiques et se présente « comme un vrai transformateur », affiche sa volonté d'améliorer sa productivité, de gagner des parts de marché et de s'insérer dans son environnement.Implantée à Tonneins (Lot-et-Garonne), l'entreprise (26 salariés) était vouée lors de sa création, en 1989, à valoriser la production du département de graines oléagineuses bio, principalement du tournesol et du colza. Mais aujourd'hui, si Biopress privilégie toujours l'approvisionnement de proximité, la PME est obligée de se fournir aussi en Italie et en Roumanie, en attendant la montée en puissance des cultures bio en France. Les huiles végétales - tournesol, colza et soja - représentent 65 % de son chiffre d'affaires de 9,6 millions d'euros, les produits dérivés étant les tourteaux pour l'alimentation animale (30 %), la lécithine de soja et les protéines végétales texturées (5 %). À cet égard, Biopress a recours à des procédés qui lui sont propres et ont été développés en interne.Parallèlement aux investissements, la société a engagé une réflexion face aux coûts d'approvisionnements élevés et à la baisse du prix d'achat des produits finis. Vendues dans leur quasi-totalité à des industriels, Biopress estime que ses huiles ne sont pas suffisamment valorisées. D'où l'implantation d'une nouvelle ligne d'embouteillage (250.000 euros). « Cela nous permettra d'augmenter notre offre en produits conditionnés pour la consommation directe », explique Gabriele Peruzzi, le dirigeant. Ce sera d'autant plus aisé que l'usine est équipée pour produire des huiles vierges.Station de désodorisationD'autres gains sont envisagés avec la réalisation de la station de désodorisation des huiles (500.000 euros). « Nous pourrons ainsi réduire des coûts importants, limiter la perte de produit et l'impact environnemental lié aux transferts de produit vers les sous-traitants installés aux Pays-Bas », précise Gabriele Peruzzi.Enfin, grâce aux gains de productivité prévus, Biopress souhaite reconquérir des parts de marché à l'international. Cette année, la part de l'export ne devrait pas dépasser 23 % du chiffre d'affaires, alors qu'elle était encore de 32 % en 2009 à destination de l'Allemagne, des Pays-Bas, de l'Angleterre, des Etats-Unis ou de la Belgique. Enfin, des diversifications pourraient être envisagées dans des produits finis à base d'huile.

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