Oncodesign investit dans les biomarqueurs
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ourgogne/biotechnologiesNom de code : IMAkinib. Ce programme d'innovation stratégique et industrielle vise à développer de nouveaux radiotraceurs spécifiques. Autrement dit, de nouvelles molécules de diagnostic qui, marquées par un fluor radioactif (F18), permettent de réaliser une image par le biais d'un scanner pour suivre la réponse des patients aux traitements antitumoraux. Son initiateur, Oncodesign, a réservé, sur huit ans, une enveloppe de 24,7 millions d'euros.Courant août, le laboratoire de biotechnologie spécialisé dans la recherche sur les nouvelles thérapies anti- cancéreuses, à Dijon (Côte-d'Or), a obtenu le soutien d'Oséo, à hauteur de 40 %, soit 10,3 millions d'euros, dans le cadre du programme « innovation stratégique industrielle » (ISI), qui doit favoriser l'émergence de nouveaux champions européens ou mondiaux. « Nous avons été convaincus par la qualité et l'originalité du projet IMAkinib, qui viendra combler un vide thérapeutique important en matière d'oncologie clinique », souligne François Drouin, le PDG d'Oséo. L'Organisation mondiale de la santé estime que la mortalité liée aux cancers devrait augmenter de 51 % entre 2002 et 2030. Or, les traitements, qui restent encore trop inefficaces, évoluent vers une médecine personnalisée, pour laquelle le développement de biomarqueurs spécifiques apparaît incontournable.Chef de file du projet national Cremec (Centre de recherche des modèles expérimentaux en cancer), Oncodesign s'est entouré, pour mener à bien ce nouveau projet, de deux partenaires industriels de référence : le groupe pharmaceutique Guerbet et Ariana Pharmaceutique. acteur incontournable« Ce programme est la pierre angulaire d'une stratégie que nous mettons en ?uvre depuis un an, dont l'objectif est d'être un acteur incontournable de la découverte thérapeutique et diagnostique en oncologie, dans les trois années à venir », précise le professeur Philippe Genne. Pour appuyer son développement, le PDG d'Oncodesign devrait recruter, courant 2010, 30 à 40 nouveaux chercheurs. Aujourd'hui, l'entreprise compte déjà 60 collaborateurs, pour un chiffre d'affaires qui s'élève à 5,4 millions d'euros, avec plus de 400 clients dans le monde.Alexandra Caccivio, à Dijo
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