la SNCF réveille la colère en régions

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La question des services publicsManoeuvre politique. C'est ainsi que Dominique Bussereau a qualifié mardi dernier l'information des « Échos » assurant que la SNCF voulait supprimer certaines dessertes TGV, alors que la rentabilité de sa branche grandes lignes SNCF Voyages devrait chuter à 10,2 % cette année contre 20,1 % en 2008. Peu importe que le sujet soit de fait inscrit au menu du conseil d'administration du lendemain. Et que le président de la SNCF alerte depuis des mois sur la dégradation de ses comptes. L'urgence était, pour le ministre des Transports, d'éteindre le feu qui menaçait dans les régions. Il a rappelé la SNCF à l'ordre, martelant qu'elle « appartient à tous les Français » et qu'elle « a des missions de service public ». La réaction de Dominique Bussereau était d'autant plus forte que, depuis la privatisation de Gaz de France, les Français sont suspicieux. Le débat sur le changement de statut de La Poste l'a bien montré. La loi a été votée et La Poste doit devenir une société anonyme le 1er mars. Mais un recours a été déposé contre le Conseil constitutionnel. Preuve que l'incendie couve toujours.

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