La France a dépensé près de 8.000 euros par élève ou étudiant en 2009

L'éducation sera l'un des sujets de la campagne présidentielle. Début novembre, l'UMP a d'ailleurs entamé par ce thème son cycle de rendez-vous pour son programme 2012. Et le PS en a fait l'un des axes de sa convention « égalité réelle ». Si les objectifs d'en finir avec la sortie de 150.000 jeunes par an du système éducatif sans qualification et de la maîtrise des savoirs fondamentaux en primaire sont partagés, la question des moyens fait débat. La France dépense en effet autant sinon plus que les pays de l'OCDE dans son éducation mais pour des résultats inférieurs ( « La Tribune » du 2 septembre)Alors que le gouvernement maintient sa politique de restriction budgétaire et de suppressions de postes (sauf dans l'enseignement supérieur) estimant qu'une meilleure efficacité du système doit fournir de nouvelles marges de manoeuvres, le PS plaide pour des moyens nouveaux. La publication par le ministère de la 20e édition de « l'État de l'école », qui compile 29 indicateurs, permet d'affiner les constats. En 2009, la dépense intérieure d'éducation (DIE) a progressé de 1,3 % à 132,1 milliards d'euros (7.990 euros par élève ou étudiant), soit 6,9 % du PIB, contre 6,7 % en 2008. En 2009, un élève du primaire coûtait 5.690 euros, un collégien 8.020 euros, un lycéen 11.400 euros, un étudiant 10.220 euros (mais un élève de classe préparatoire 14.850 euros). Le coût théorique d'une scolarité de 18 ans (de la maternelle à bac + 3) est évalué à 141.900 euros.Du grain à moudreMais la progression de 2009 est aussi due à la baisse du PIB de 2,6 % en 2009. Surtout, la DIE prend en compte toutes les dépenses effectuées par l'ensemble des administrations centrales et locales, des entreprises et des ménages pour les activités d'enseignement mais aussi extrascolaires. L'effort des collectivités territoriales, accentué depuis 2006 (transfert de certains personnels) pèse ainsi 25 % de la DIE (40 % pour le premier degré) et celui des ménages 8 %. Par ailleurs, si la France dépasse la moyenne OCDE en consacrant 6 % de son PIB à ses dépenses d'éducation en 2007 (5,7 % pour l'OCDE), grâce à ses dépenses en lycées, elle est en deçà pour le premier degré, niveau où se creusent justement les inégalités et où les effectifs progressent. La France consacre ainsi 30 % de sa DIE pour 6,65 millions d'élèves du primaire, alors qu'elle en réserve 42 % aux 5,3 millions du secondaire. Le document souligne aussi que de 2000 à 2007, « la progression de la dépense moyenne par élève (1er et 2nd degrés) est en France parmi les plus faibles des pays de l'OCDE ». Du grain à moudre pour les candidats de 2012. Clarisse Jay

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