L'Assemblée nationale adopte la dernière version du projet de loi sur l'emploi

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Le texte a été adopté par 141 voix pour (PS, radicaux de gauche et UDI), 16 contre (le Front de gauche, quatre socialistes, 2 UMP) et 44 abstentions (UMP, écologistes et 16 socialistes). Mercredi soir, les députés ont adopté le projet de loi sur l’emploi en première lecture.Malgré les appels à la discipline de vote lancés lundi par le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, une large part des députés de l\'aile gauche du PS s\'est donc abstenue, voire a voté contre, sur ce projet qu\'elle juge, comme le Front de gauche, trop favorable aux thèses du patronat. En première lecture, toutefois, le 9 avril, le nombre de socialistes ne votant pas le texte avait été plus important (6 contre et 35 abstentions).Le gouvernement souhaitait que le projet soit rapidement soumis aux sénateurs, pour une adoption définitive par le Parlement, mais une fronde de tous les groupes du Sénat, sauf les socialistes et radicaux de gauche, a abouti à reporter le vote au 14 mai, après les vacances parlementaires. Un retard qui s\'explique par le mécontentement des sénateurs après le recours du gouvernement au \"vote bloqué\" pour accélérer, le week-end dernier, l\'adoption du texte en première lecture par le Sénat.\"Le plus ambitieux depuis 1968\"Le projet de loi retranscrit dans la législation l\'accord conclu en janvier entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC). Il accorde plus de flexibilité aux entreprises (accord de maintien dans l\'emploi, mobilité interne, refonte des procédures de licenciements...) tout en créant de nouveaux droits pour les salariés (accès élargi aux mutuelles, droits rechargeables au chômage, formation...).\"Il s\'agit d\'un des textes les plus importants du quinquennat\", s\'est exclamé à la tribune le rapporteur du texte, le socialiste Jean-Marc Germain, tandis que le ministre du Travail, Michel Sapin, a l\'a qualifié \"de texte le plus ambitieux depuis 1968\" sur l\'emploi. Tous deux ont salué l\'articulation qu\'il représente entre \"démocratie sociale et démocratie politique\".Une disposition, supprimée par le Sénat, a été rétablie dans la version établie par la commission mixte paritaire et votée mercredi par l\'Assemblée: les branches professionnelles garderont le droit de désigner une mutuelle ou une compagnie d\'assurance pour l\'ensemble des entreprises du secteur. A également été rétabli un article sur l\'information et la consultation des comités d\'entreprise, qui avait sauté lors de l\'examen au Sénat.

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