Unicredit réorganise sa direction

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Un mois après le départ mouvementé d'Alessandro Profumo d'Unicredit, la banque italienne a dévoilé mardi soir la composition de sa nouvelle direction autour de l'administrateur délégué Federico Ghizzoni. Bien que la décision ait été officiellement prise à l'unanimité du conseil d'administration, celle-ci semble avoir toutefois donné lieu à de sérieuses discussions. En charge de la banque de détail et vice-directeur dans l'équipe sortante, Roberto Nicastro a été nommé directeur général unique confirmant la volonté des actionnaires d'avoir une direction forte et soudée. Chef des services globaux, Paolo Fiorentino devient «chief operating officer». Reste que ce dispositif n'était pas celui défendu ces derniers temps par l'administrateur délégué. En effet, Federico Ghizzoni s'était, semble-t-il, convaincu de la nécessité de désigner deux directeurs généraux pour mettre sur le même pied la banque de détail et les PME avec les activités de marchés et les grosses entreprises (présentant un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions d'euros). Dans ce schéma, Sergio Ermotti devait donc être promu au même titre que Roberto Nicastro. Cette solution présentait l'avantage de rassurer les actionnaires qui avaient critiqué Alessandro Profumo pour sa concentration des pouvoirs. En outre, Federico Ghizzoni estimait que le choix de promouvoir les deux hommes permettait de ne mécontenter personne.« les pieds sur terre »Finalement écarté du nouvel organigramme, il n'est pas exclu, selon la presse italienne, que Sergio Ermotti quitte la banque transalpine. Il était en général considéré comme le candidat du président Dieter Rampl et des actionnaires étrangers. Roberto Nicastro était, quant à lui, perçu comme celui des actionnaires italiens et en particulier des Fondations bancaires qui ont parmi leurs membres des représentants des collectivités locales. Inquiets de l'entrée des investisseurs libyens dans le capital d'Unicredit, les élus de la Ligue du Nord ont régulièrement souhaité que la banque se tourne encore davantage vers le territoire et développent les activités auprès des clients italiens. « Je veux quelqu'un qui ait les pieds sur terre », avait indiqué lundi, à la veille du conseil d'administration, le maire de Vérone, Flavio Tosi. Mardi, le gouverneur de la Banque centrale libyenne Farhat Bengdara a, par ailleurs, profité du conseil d'administration pour rassurer ses partenaires en assurant que son institution n'avait « rien à voir » avec la Lia, l'autre investisseur libyen et affirmé qu'il n'envisageait pas d'aller au delà des 4,99 % du capital actuellement détenu. Robert Laveran, à Rome

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