Le Portugal en grève

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Lisbonne y tient, le Portugal n'est pas la Grèce. Autrement dit, les statistiques ne sont pas truquées. Mais l'honnêteté ne suffit pas à éloigner la pression des marchés sur un pays dont l'économie souffre d'un déficit structurel de compétitivité, lié au manque de qualification des travailleurs, à l'augmentation de la masse salariale (convergence européenne) et à la domination de secteurs traditionnels. Il pâtit également de l'effondrement de son voisin espagnol, son premier partenaire commercial. Le PIB dépend en effet à plus de 40 % d'investissements étrangers, en particulier espagnols. Le gouvernement de José Socrates a donc adopté un sévère plan d'austérité?: gel des salaires dans la fonction publique, réduction des effectifs dans l'administration, diminution de l'allocation pour perte d'emploi... La grogne gagne du terrain avec la mobilisation des fonctionnaires qui refusent de faire les frais du plan de rigueur et est alimentée par un chômage à 10 %, au plus haut depuis trente ans. Cela a poussé le Parti social démocrate (centre droit), dans l'opposition, à accepter de participer à la recherche commune de solutions. A.-L. D., à Lisbonne

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