L'afer reste une affaire qui marche
La Tribune
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Avec 722.000 adhérents, en progression de 41 % depuis le début de l'année (par rapport à la même période l'année dernière), et une croissance de la collecte d'assurance vie de 33 % à 1,6 milliard, l'association Afer, qui gère au total 45 milliards d'euros, continue d'inspirer confiance aux épargnants. Pourtant, l'assemblée générale annuelle des membres, qui se tenait mardi soir à Strasbourg, promettait d'être agitée. Une série de résolutions mettant notamment en cause la gouvernance de l'Afer et la rémunération de ses dirigeants a en effet été déposée par François Nocaudie. Ce courtier est à l'origine du procès ayant abouti à la condamnation définitive des fondateurs de l'Afer pour abus de confiance et il est aussi le créateur de l'association « SOS Principes Afer ». Il juge insuffisante l'organisation de la défense des adhérents à la suite de la condamnation pénale des fondateurs, sachant qu'il évalue à 250 millions d'euros le préjudice total à répartir entre 300.000 à 400.000 souscripteurs présents à l'époque des faits. François Nocaudie estime par ailleurs que l'Afer devrait se retourner pour obtenir une indemnisation contre Aviva, l'assureur du contrat Afer, à qui il reproche aussi de prélever des frais trop élevés. Malgré la virulence des attaques, le président de l'Afer, Gérard Bekerman, a décidé de se représenter pour un mandat à la tête de l'association. Le nombre d'épargnants potentiellement concernés par une indemnisation, le montant des sommes envisagées, et l'image de l'Afer dans l'histoire de l'épargne française ont néanmoins attiré l'attention des pouvoirs publics, qui souhaiteraient la mise en place d'une médiation. S. So.
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