Le high-tech investit le secteur des déchets

Spécialiste du traitement des déchets ménagers, le groupe lorrain Barisien a inauguré mi-juin le centre de tri Maxival de Villers-la-Montagne, qui traitera les 46.000 tonnes collectées dans un bassin de 120.000 habitants au nord de la Meurthe-et-Moselle et des départements limitrophes. Financé par le Syndicat mixte de traitement des ordures ménagères de la région de Villerupt (SMTOM), l'équipement d'un coût de 24 millions d'euros reviendra à la collectivité au terme d'un bail de quinze ans. « Novatrice et complète, la solution de Barisien nous garantit un taux de valorisation de 56 % des ordures ménagères résiduelles et crée 35 emplois », souligne Laurent Righi, président du SMTOM et conseiller général de Meurthe-et-Moselle.260 salariésEntreprise familiale fondée à Briey (Meurthe-et-Moselle) voici vingt ans, Barisien s'est muée en un groupe de 260 salariés pour 27 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009 sous l'impulsion de son repreneur, Alain Cordier. Implantée en Lorraine, en Alsace et en Ile-de-France, l'entreprise, qui s'est séparée en janvier de sa filiale nordiste Recydem, signe avec Maxival un retour remarqué sur ses bases lorraines. Conçu en partenariat avec Girus ingénierie, spécialiste du traitement biologique des déchets, et avec le cabinet Churchill Hui Architectes, le centre de tri présente des technologies performantes tant pour la valorisation des déchets ménagers que pour celle des emballages. Implanté sur 12.000 m2 couverts au barycentre des parcours de collecte, Maxival traitera chaque année 40.000 tonnes d'ordures qui transiteront par un bio-réacteur stabiliseur de 48 m de long pour 4 m de diamètre. Affiné, puis criblé, le mélange obtenu permettra de produire 12.000 tonnes d'engrais et d'amendements agricoles. Le site traitera également 6.000 tonnes d'emballages ménagers par un système de séparateur balistique séparant les papiers et journaux des corps creux.potentiel technologique« Qu'il s'agisse de la fabrication du bioréacteur, des pièces de fonderie ou des matériels de détection des métaux, j'ai trouvé parmi les PME locales un potentiel technologique insoupçonné qui permettrait la création d'une filière régionale de traitement des déchets », affirme Alain Cordier. Président de l'association Eden Green Valley, qui regroupe 25 entreprises meurthe-et-mosellanes au sein d'un réseau d'excellence environnemental, l'ingénieur TP voit un fort potentiel dans les marchés de niches, tels l'amendement agricole ou les combustibles de substitution. Affichant un résultat net de 10 % et libre de tout endettement, son groupe envisage prochainement le rachat ou la construction de nouvelles entités. Pascale Braun, à Villers-la-Montagne

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