General Motors pourrait revenir en Bourse avant la fin 2010

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L'objectif de General Motors (GM) de revenir en Bourse le plus vite possible pourrait être concrétisé avant la fin de l'année, selon l'agence Reuters. Une introduction en Bourse (IPO) du géant de Detroit, qui a été nationalisé, devrait permettre à l'État américain de ramener sa participation autour de 20 %, selon plusieurs sources de Reuters proches du projet, qui n'est pas encore arrêté. Le Trésor américain possède 60,8 % des actions GM, après le renflouement de 50 milliards de dollars (40,9 milliards d'euros) réalisé en 2009. GM pourrait lever jusqu'à 20 milliards de dollars, ce qui en ferait l'une des plus grosses IPO jamais réalisées à Wall Street. En cas de succès, l'opération constituerait une victoire politique importante pour l'administration Obama, qui a piloté le renflouement de GM en 2009.L'ex-numéro un mondial envisage parallèlement d'augmenter son capital à cette occasion, ce qui permettrait de combler en partie le trou de 27 milliards de dollars dans le financement des retraites de ses salariés, auquel le renflouement sur fonds publics ne s'était pas attaqué l'an dernier. Deuxième actionnaire, la caisse d'assurance santé des retraités du groupe, affiliée au syndicat United Auto Workers mais gérée par des administrateurs indépendants, prévoit aussi de céder une partie de sa participation de 17,5 % dans GM pour lever des liquidités et diversifier son portefeuille. De leur côté, les intentions des deux autres actionnaires de GM, l'État canadien et la province de l'Ontario avec 11,7 % du capital d'une part, et les créanciers obligataires de « l'ancien GM » avec 10 % d'autre part, n'ont pas dévoilé leurs intentions.Mardi lors d'une journée d'informations à Detroit, le PDG de GM, Ed Whitacre, s'est montré confiant dans les perspectives du groupe, un an après sa sortie de faillite. Il a vanté les avancées de GM ces derniers mois, y compris l'augmentation de sa part de marché, la restructuration de ses activités internationales, la réduction des coûts en Amérique du Nord et en Europe, et un rafraîchissement de la gamme. « Ce qui est peut-être le plus important, nous gagnons de l'argent », a-t-il ajouté, en référence au bénéfice de 865 millions de dollars encaissé au premier trimestre. M.C., avec Reute

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