La résidence de la Lanterne va-t-elle allumer un conflit entre l'Elysée et Matignon ?

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François Hollande n\'ira pas se reposer et préparer la rentrée au Fort de Brégançon, dans le Var. « Brégançon, c\'est très bien, sauf que vous êtes enfermés », aurait-t-il expliqué la semaine dernière lors du diner informel avec les journalistes politiques.Rambouillet, Marly le Roi et Souzy la Briche à la CultureLes châteaux de Rambouillet, de Marly-le-Roi et de Souzy la Briche ayant été « donnés » au ministère de la Culture, il ne reste donc plus que La Lanterne à pouvoir accueillir le couple présidentiel. Située dans le parc du Château de Versailles, cet ancien pavillon de chasse a été construit en 1787 par le prince de Poix, gouverneur de Versailles et capitaine des Gardes du corps de Louis XVI. Le bâtiment devient propriété de l\'Etat sous la Restauration. En 1959, elle devient officiellement la \"résidence de villégiature » du Premier ministre sur décision du général de Gaulle.Disposant d\'un court de tennis et d\'une piscine depuis le passage de Michel Rocard à Matignon, très prisée par Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, elle est transférée à l\'Elysée en 2008 en échange d\'un chèque de 200.000 euros en 2008, de 153.100 euros en 2009 et de 180.000 euros en 2010. C\'est dans cette demeure que Nicolas Sarkozy avait composé son premier gouvernement.>> Lire aussi : Le site de Carla Bruni-Sarkozy a-t-il coûté trop cher? La loi du plus fortLa loi du plus fort restant la règle, surtout en politique, cette situation n\'aurait rien de véritablement choquant si ce n\'était pas Matignon qui continuait à financer les travaux d\'entretien de la Lanterne, estimé à plus de 200.000 euros par an.Dans son dernier rapport sur les comptes de la présidence, publié le 15 juillet dernier, la Cour des Comptes estime que cette situation doit être clarifiée, rappelant que la convention entre l\'Elysée et Matignon sur l\'utilisation du Pavillon de La Lanterne a expirée. « Un premier avenant du 15 février 2010 a fixé au 31 mai 2012, reporté par un second avenant du 14 mars 2013 au 31 décembre 2012 sa date d\'expiration. Il convient maintenant de régulariser la situation juridique et financière de cette résidence », recommande la Cour.>> Lire aussi : Dépenses publiques : la Cour des comptes suggère des économies qui vont faire hurler 

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