José Levy, artiste : « Mes idées prennent forme si elles sont portées par un artisan »
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Rencontre avec l'artiste José Levy.
LTD/Audoin DESFORGES
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Rencontre avec l'artiste José Levy.
LTD/Audoin DESFORGES
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Sans hésiter mon partenariat avec la manufacture de Sèvres. Tout au long de l'été 2009, je me suis installé dans les ateliers de moulage réparage où j'ai créé la collection « Mousse de Sèvres », imaginant retrouver des pièces perdues dans la nature depuis des siècles. Vases et assiettes étaient habités par des créatures bizarres, envahies par une mousse faite de biscuit blanc.
Oiseaux, serpents, lézards... ont ainsi été moulés et pastillés d'après mes dessins par les artisans de la manufacture. Chacune des 34 pièces, réalisée en porcelaine ou en biscuit de Sèvres, a été un formidable travail d'interprétation et un vrai défi technique réalisé avec les différents métiers d'art. Je passe toujours beaucoup de temps dans les ateliers. C'est là que mes idées naissent concrètement, elles ne prennent forme que si elles sont portées par un artisan.
Mon printemps a été très japonais puisque j'ai été à la fois scénographe et conservateur des 10 ans des métiers d'art à la Villa Kujoyama, et directeur de la création du Pavillon français à l'exposition universelle 2025 à Osaka. Familier des métiers d'art français autant que japonais, j'ai choisi, à Osaka, de mêler intimement arts décoratifs français et locaux.
J'ai, par exemple, mis en scène des luminaires en papier washi de Céline Wright fabriqués par la maison historique Kouseido ; des éléments du mobilier de Pierre Paulin créés pour l'exposition universelle historique d'Osaka en 1970 ou encore des lampes de Joseph-André Motte pour Disderot en hommage aux lanternes japonaises. Le tout mêlé à mon propre mobilier en laque et tatamis, réalisé en 2015 avec la maison Daiken pour la galerie Kolkhoze à Paris. Mon propos ? Initier une conversation entre deux pays qui ont une fascination réciproque pour leurs métiers d'art, et tant de choses à créer ensemble.
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