Enquête. Le « p’tit truc en plus » du cinéma français
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L'année 2024 figure parmi les meilleures années du cinéma français, y compris devant les Américains.
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L'année 2024 figure parmi les meilleures années du cinéma français, y compris devant les Américains.
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Ils ont littéralement le succès dans la peau. Les réalisateurs Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, le producteur Dimitri Rassam et l'acteur Patrick Mille ont tous fini par honorer leur pari, lancé comme une blague en juin, à la sortie de leur film Le Comte de Monte-Cristo : « S'il dépasse les 5 millions d'entrées, on se fait tous tatouer ! » Six mois et plus de 9 millions d'entrées plus tard, les heureux cinéastes, dans une sorte de pacte des mousquetaires, sont tous passés par les aiguilles : sous l'épiderme de Dimitri Rassam figurent les trois lettres de leur groupe de discussion, « MAD » (pour Matthieu, Alexandre et Dimitri) et sur le biceps de Patrick Mille, le navire emblème du capitaine Danglars, son rôle de méchant venimeux dans le film.
S'ils avaient tous à cœur d'en garder une trace indélébile, c'est que le succès de Monte-Cristo tient de l'exceptionnel. Espérant au mieux égaler les bons chiffres des deux volets de leurs Mousquetaires (3,4 millions pour le premier, 2,5 pour le second), ils se sont finalement hissés au rang de « blockbuster », catégorie d'habitude « réservée » aux Américains.
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Et ils ne sont pas les seuls dans les cieux du box-office : Un p'tit truc en plus d'Artus, cette comédie qui rit avec les handicapés - et pas d'eux -, caracole en tête avec 10,8 millions d'entrées (devenant le troisième plus gros succès français après Intouchables et Bienvenue chez les Ch'tis) et L'Amour ouf de Gilles Lellouche, romance générationnelle sur les émois adolescents contrariés, clôt le trio de tête avec 4,3 millions de tickets vendus.

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