Quoi de neuf ? Monte-Cristo !
Aurélien Cabrol
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Monte-Cristo (Pierre Niney).
© LTD / Jérôme Prébois/PATHE FILMS/M6
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Monte-Cristo (Pierre Niney).
© LTD / Jérôme Prébois/PATHE FILMS/M6
Avec Edmond Dantès, alias le comte de Monte-Cristo et quelques autres identités, Alexandre Dumas et son précieux collaborateur Auguste Maquet ont littéralement créé un héros inédit jusque-là dans l'histoire littéraire et romanesque. Un héros habité par une soif de vengeance sinon inextinguible du moins débordante. Certes, il y avait eu auparavant Othello ou Macbeth, pour s'en tenir à Shakespeare et sans remonter à la tragédie grecque. Mais rien de comparable vraiment au destin de l'ancien prisonnier arbitrairement détenu qui, devenu richissime, part à la recherche de ceux qui l'ont fait incarcérer et croupir au château d'If.
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Depuis lors, depuis la publication en feuilleton de ce roman-fleuve, les inventeurs d'histoires ont pris appui sur ce personnage hors du commun pour faire de la vengeance en action le moteur de leurs livres et de leurs films. Qu'il s'agisse, par exemple, de François Truffaut qui dans La mariée était en noir a fait de Jeanne Moreau une jeune épouse traquant un par un les assassins de son marié abattu le jour des noces, ou bien encore d'une autre femme ivre de vengeance inventée cette fois par Quentin Tarantino pour son diptyque désormais culte, Kill Bill. On pourrait ainsi multiplier à l'infini les exemples de films mais aussi de romans, policiers ou non, qui auraient pu faire de Monte-Cristo leur figure tutélaire.
Aurélien Cabrol