Patrick Mille : « Jouer l’antagonisme, c’est jouissif »
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Patrick Mille a rencontré « La Tribune Dimanche ».
LTD/2024 Chapter 2 Pathé Films/M6/Fargo Film
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Patrick Mille a rencontré « La Tribune Dimanche ».
LTD/2024 Chapter 2 Pathé Films/M6/Fargo Film
PATRICK MILLE — En mai à Cannes, le très bon accueil du public et la montée des marches nous ont tous galvanisés. Le jour de la sortie, le 28 juin, on n'a pas fait un chiffre « dingue »... Il faut dire que l'Assemblée nationale venait d'être dissoute et que l'Euro de foot et les JO arrivaient ! Nous pensions faire 3 millions d'entrées et ç'aurait déjà été génial. Nous avons commencé à sentir une forte vague en « faisant les salles », avec Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière : à Odéon à Paris, on a vu les files d'attente, les séances à guichets fermés... Pareil aux Halles et au Grand Rex.
C'était fou : tout l'été, chaque matin, Matthieu et Alexandre nous envoyaient les chiffres sur notre groupe WhatsApp... Quand vous franchissez les 5 millions d'entrées, ça devient irrationnel : tu dépasses des films de légende un à un : Amélie Poulain, L'Ours, Le Dîner de cons, Le Grand Bleu... On a passé des vacances d'été merveilleuses !
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N'importe quel acteur serait d'accord pour jouer un méchant dans un James Bond ! Danglars, je l'ai détesté quand j'ai lu le roman, adolescent, mais j'ai tout de suite adoré le rôle : jouer l'antagonisme, c'est jouissif, et les gens m'ont tous dit : « On a adoré vous détester ! » Les jeunes l'ont aimé aussi : sur les réseaux sociaux, il y a même deux clans, la « team Danglars » et la « team Dantès », et ils se filment rejouant les scènes du film ! À Los Angeles, Monte-Cristo a été élu film préféré des moins de 26 ans. Finalement, le comte, c'est un peu comme le papa de Batman, un vengeur masqué...