BAROMÈTRE. Après les canicules, l'environnement se hisse parmi les principales inquiétudes des Français

32 % de sondés considèrent l'environnement comme un de leurs trois principaux thèmes d'inquiétude.
LTD/Tom Nicholson/Reuters

32 % de sondés considèrent l'environnement comme un de leurs trois principaux thèmes d'inquiétude.
LTD/Tom Nicholson/Reuters
Avec ce sujet, on ne sait jamais combien de temps ça dure. Le baromètre réalisé par l’institut Ipsos BVA et l’école d’ingénieurs Cesi pour La Tribune Dimanche, le dernier avant la pause estivale, illustre combien la canicule du mois de juin a troublé les Français. Parmi leurs préoccupations, la protection de l’environnement a opéré, sur le mois écoulé, un bond spectaculaire de 12 points.
Ils sont 32 % de sondés à en faire un de leurs trois principaux thèmes d’inquiétude. Il arrive derrière le niveau de délinquance (34 %), l’avenir du système social (39 %) et le pouvoir d’achat (47 %), qui domine tous les autres sujets depuis le lancement du baromètre.
Reste à voir si l’adaptation au changement climatique occupe une place importante dans la campagne présidentielle à venir. Seul – pour l’instant – parmi les candidats majeurs à en faire une pierre angulaire de son programme, Jean-Luc Mélenchon est toujours crédité par Ipsos BVA de 17 % d’avis favorables à son entrée à l’Élysée, ce qui le place ex æquo avec Bruno Retailleau. Néanmoins, le chef de file de La France insoumise dispose toujours du plus gros contingent d’opinions défavorables (65 %) du baromètre, au même niveau qu’Éric Zemmour.

Il y a eu peu de variations depuis juin dans les cotes des personnalités politiques mais certaines sont notables. D’abord, première conséquence de la capacité recouvrée de Marine Le Pen à se présenter en 2027 : avec 34 % d’interrogés la désirant comme cheffe de l’État, la cheffe du Rassemblement national repasse devant Jordan Bardella, comme dans les enquêtes d’intentions de vote. Le duo d’extrême droite reste solidement secondé par Marion Maréchal (22 %, -2 points) et Éric Ciotti (19 %, stable). Au centre droit, Édouard Philippe (23 %, stable) a repris l’avantage sur Gabriel Attal (19 %, -2 points).
« Il y a une stabilité globale car aucune figure n’a pris de position forte récemment », rappelle Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA. Dans les ventilations, on constate que certaines figures perdent des points auprès de leur propre électorat. C’est le cas chez les sympathisants RN pour Marine Le Pen (84 % d’opinions favorables, -7 points) et Jordan Bardella (85 %, -9 points).
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Est-ce un relent de scepticisme à l’issue du jugement en appel – et des atermoiements du parti – dans le procès des assistants parlementaires du Front national ? Gabriel Attal, lui, a chuté de 14 points auprès des sympathisants Renaissance, MoDem et Horizons, dont seuls 42 % seraient heureux de voir l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron investir l’Élysée. Son successeur à Matignon, Sébastien Lecornu, recueille au contraire 78 % (+9 points) de bonnes opinions au sein du bloc central.
