La chronique de François Clemenceau. Donald Trump veut un pape à son image
François Clémenceau
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La chronique de François Clemenceau.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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L'homme est un rustre et son ego est démesuré, tout le monde le sait. Plutôt que d'obéir hier au strict protocole du Vatican qui l'avait placé au troisième rang à la droite de l'autel, Donald Trump a jugé bon de faire un caprice. Lors des funérailles de ce pape qu'il conspuait, il voulait être aux premières loges pour le voir partir. À gauche de l'autel figuraient dix des cardinaux américains qui participeront au conclave, dont sept avaient des positions plutôt proches de celles du pape François. Et deux en particulier, qui s'étaient exprimés publiquement contre les méthodes ou la politique de Donald Trump.
Le premier cardinal afro-américain, Wilton Gregory, ex-archevêque de Washington et d'Atlanta, avait critiqué au cours du premier mandat du milliardaire son discours « générateur de divisions ». Plus récemment, en février, son successeur dans la capitale américaine, le cardinal Robert McElroy, n'avait pas hésité, en pleine messe à San Diego, à parler de la « guerre de la peur et de la terreur » imposée par le gouvernement de Trump contre les migrants.
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Déjà en 2018, lorsque le président américain s'était déplacé à la frontière pour voir les progrès dans la construction du mur entre les États-Unis et le Mexique, le dignitaire catholique avait eu cette phrase : « C'est un jour triste pour notre pays lorsque nous échangeons le symbolisme majestueux et plein d'espoir de la statue de la Liberté contre un mur inefficace et grotesque. »
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