La chronique de François Clemenceau. Giorgia Meloni, le caméléon européen
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La chronique de François Clemenceau.
© LTD / DR
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Donald Trump la qualifie de « tornade » et l'on voit bien que, souriante à ses côtés, elle est fière de cette comparaison. Le vice-président américain, J.D. Vance, parle d'elle comme d'une « chère amie » et rien ne pourrait lui faire plus plaisir, elle qui a passé ces derniers mois à construire « un pont » entre l'Europe et les États-Unis. Cette séquence, jeudi, dans le Bureau ovale, c'était même une forme d'adoubement pour la dirigeante d'extrême droite, qui voit dans la révolution trumpiste une sœur avec qui l'on parle le même langage et partage les mêmes valeurs.
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N'est-ce pas elle qui prenait le risque récemment d'être l'une des rares personnalités de la scène européenne à féliciter J.D. Vance pour son fameux discours de Munich, en février, dans lequel il tançait les Européens pour ne pas avoir su prendre à bras-le-corps les questions migratoires et d'identité et être enferrés dans une pensée unique si oppressive qu'elle bafoue la liberté d'expression, représentant un risque bien plus grave que la menace russe ou chinoise selon lui ? « Je dois dire que je suis d'accord, avait réagi Giorgia Meloni dans le Financial Times, la bible des libéraux anglo-saxons. Je le dis depuis des années, l'Europe s'est un peu perdue. »