Lundi 23 juin, avant le conseil municipal de 9 heures, les élus strasbourgeois seront accueillis place de l'Étoile par une délégation du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) venue manifester son soutien à Israël. En cause notamment, la décision de jumeler la ville de Strasbourg à un camp palestinien, inscrite à l'ordre du jour.
Depuis l'annonce du partenariat avec le camp d'Aïda par la maire écologiste Jeanne Barseghian le 22 mai, des critiques se font entendre. « Je n'y vois pas une manière de chercher un équilibre dans la situation actuelle, mais plutôt d'affirmer un parti pris », dénonce Yonathan Arfi, président du Crif, qui précise : « Le jumelage avec une entité palestinienne n'est pas un problème en soi. Mais après le 7 Octobre et à un an des municipales, le calendrier a de quoi interroger. Le jumelage ne doit pas être utilisé pour faire passer des messages politiques. »
La maire de Strasbourg défendra pourtant le sens de ce partenariat devant le conseil municipal. « C'est un acte de solidarité internationale, qui montre notre soutien aux Palestiniens. L'Alsace est une région qui a connu la question de l'exil. Strasbourg, c'est une ville qui a été meurtrie et qui est un symbole de réconciliation. C'est ce message-là qu'on veut envoyer. » Cette coopération mettra l'accent sur le sport, les droits des femmes et la jeunesse.