Présidence de LR : Bruno Retailleau face à un champ de mines
Jules Pecnard
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Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.
LTD/Photo by Loic VENANCE / AFP
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Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.
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Depuis quelques jours, les équipes de Bruno Retailleau ont noté un détail à propos de la campagne de Laurent Wauquiez. Pourquoi diable le chef des députés Les Républicains (LR) semble-t-il omettre de relayer, sur X, les photos de certains déplacements pourtant inscrits à l'agenda ? L'entourage du ministre de l'Intérieur soupçonne son adversaire d'avoir été contraint d'annuler des réunions publiques, faute de mobilisation suffisante. Sans le confirmer, une huile du dispositif Wauquiez se plaint des salles clairsemées qui jalonnent le parcours du candidat à la présidence de LR.
Voilà un signal positif de plus pour le Vendéen, favori d'un duel dont les modalités sont désormais figées : 122 .000 adhérents pourront le départager, dont moins de 17 % se trouvent en Auvergne-Rhône-Alpes, base arrière wauquiéziste, et le quart en Île-de-France, où ça devrait plutôt voter Retailleau.
Pour autant, un fin connaisseur de la carte électorale de la droite ne voit pas venir un raz de marée pour l'ancien sénateur. « Il devrait remporter une victoire nette mais compensée par l'avance de Laurent dans sa propre Région, pressent ce conseiller. Autour de 58 % pour Bruno, c'est ce qu'il y a de plus logique. » Un fidèle de ce dernier fait mine d'être prudent : « Personnellement, je signe à 50,1 % ! »
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Rien n'est moins sûr. Plus l'écart sera resserré, plus le député de la Haute-Loire conservera une marge de manœuvre. Bien qu'il ait été soutenu par une majorité de cadres du parti, Bruno Retailleau aura affaire - s'il l'emporte - à un Laurent Wauquiez toujours aussi convaincu que l'expérience gouvernementale des Républicains lui apporte des rendements plus négatifs que positifs. « Ça ne va pas être simple du tout, craint l'un des ténors qui épaulent l'ex-élu de Vendée. Laurent va poursuivre sa campagne en disant que la seule parole de LR qui vaille, c'est celle de son groupe parlementaire. »
Jules Pecnard
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