Ukraine : comment faire plier Trump ?
Antoine Malo
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Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron et Donald Trump, le 7 décembre 2025 à l’Élysée en marge de la cérémonie à Notre-Dame.
LTD/KARIM DAHER/HANS LUCAS
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Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron et Donald Trump, le 7 décembre 2025 à l’Élysée en marge de la cérémonie à Notre-Dame.
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7 février 2022. Sur une place Rouge balayée par la neige, Emmanuel Macron déambule avec les membres de son équipe. Il vient de parler longuement à Vladimir Poutine. Mais cette ultime tentative, tant décriée, pour empêcher le Russe de déclencher une guerre a échoué. Quinze jours plus tard, l'invasion de l'Ukraine est lancée.
Demain, trois ans jour pour jour après le début de ce conflit qui a déjà fait des centaines de milliers de morts et de blessés, le président français effectue une nouvelle mission de la dernière chance. Cette fois, c'est à Washington que le destin de l'Ukraine et donc celui de l'Europe va se jouer. Dans le Bureau ovale, le chef de l'État va tenter d'éviter le scénario du pire - un cessez-le-feu négocié seulement entre les États-Unis et la Russie qui sonnerait comme une capitulation face à Moscou - et de convaincre Donald Trump de ne pas lâcher totalement Volodymyr Zelensky, dont il a dit pourtant tant de mal cette semaine. Jeudi, il sera suivi par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, (re)devenu en quelques semaines le meilleur allié des Européens.
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Puisque chez Trump tout, y compris la diplomatie, est jaugé à l'aune du mercantilisme, se pose une question : qu'est-ce que le président français peut lui vendre ? Comme il l'a dit jeudi lors d'un échange sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron semble d'abord soucieux de montrer à l'Américain ce qu'une mauvaise paix pourrait lui coûter. « Je vais lui dire : tu ne peux pas être faible face au président Poutine ! » a-t-il expliqué. « Une victoire de la Russie ne serait effectivement pas dans l'intérêt des États-Unis, renchérit Benjamin Haddad, le ministre délégué aux Affaires européennes. Il y va de leur crédibilité, notamment à l'égard de la Chine et de l'Iran. »
Antoine Malo
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