L’Ukraine veut éviter un nouveau Yalta
François D’Alançon
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L'Europe pourrait être tenue à l'écart des discussions entre Trump et Poutine concernant l'Ukraine.
LTD/REUTERS/Valentyn Ogirenko
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L'Europe pourrait être tenue à l'écart des discussions entre Trump et Poutine concernant l'Ukraine.
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Si elle n'a pas encore sonné, l'heure de vérité approche pour l'Ukraine. Alors que Donald Trump a affirmé vendredi qu'il rencontrerait « probablement » Volodymyr Zelensky la semaine prochaine aux États-Unis, les membres de son administration, eux, débarquent en force en Europe. C'est le vice-président J.D. Vance qui conduira cette délégation où figurent aussi le secrétaire d'État Marco Rubio et le général Keith Kellogg, envoyé spécial de Trump pour l'Ukraine et la Russie.
Tous trois pourraient participer à une première réunion sur le sujet programmée à Paris mercredi dans la foulée du sommet sur l'intelligence artificielle. Ils seront surtout le week-end prochain à la 61e édition de la Conférence sur la sécurité de Munich, à laquelle devrait aussi participer Volodymyr Zelensky. Là aussi, le conflit, sur le point d'entrer dans sa quatrième année, sera au cœur des discussions.
Le général Keith Kellogg devrait ainsi consulter tous azimuts et exposer devant les alliés européens les différents volets d'un possible « plan de paix » : cessez-le-feu, organisation d'élections en Ukraine, statut des territoires occupés par la Russie, renonciation de l'Ukraine à l'adhésion à l'Otan, garanties de sécurité. La négociation s'annonce serrée.
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Pour le républicain, c'est à l'Europe de prendre en charge une éventuelle force de supervision du cessez-le-feu et le coût de la reconstruction. « Trump veut sous-traiter la gestion de l'après-guerre aux Européens, décrypte Alexandra de Hoop Scheffer, présidente exécutive du think tank German Marshall Fund. Dans son logiciel, il ne s'agit plus de partager le fardeau mais de le transférer. » À Munich, J.D. Vance ne devrait pas se priver de faire passer le message.
François D’Alançon