Parce que la semaine qui vient ne ressemble à aucune autre, l'encadrement de l'équipe de France a particulièrement briefé ses athlètes avant l'étape de Coupe du monde au Grand-Bornand, de demain à dimanche. Ce village de Haute-Savoie accueille l'unique rendez-vous français de la saison. Chaque jour, la population locale va être multipliée par 10 dans le stade Sylvie-Becaert, dont la capacité s'étire jusqu'à 19500 spectateurs. « Quasiment toute ma famille est là pour me crier dessus », s'amuse Lou Jeanmonnot, deuxième du classement général de la dernière Coupe du monde et victorieuse hier de la poursuite à Hochfilzen (Allemagne) après avoir remporté l'individuel à Kontiolahti (Finlande) il y a dix jours.
Nulle part ailleurs elle ne se sent autant « comme une rock star ». Parce que les installations sont montées au cœur du village, à 1000 mètres d'altitude, Le Grand-Bornand est parfois comparé au Grand Prix de formule 1 de Monaco. Pour Quentin Fillon Maillet, « c'est très semblable à une grosse descente de ski alpin en Autriche, comme Kitzbühel ». En 2021, sa poursuite victorieuse a été l'un des moments marquants de sa conquête du gros globe de cristal en fin de saison. « Ici, il faut réussir à prendre l'énergie du public, comme une équipe de foot à domicile », se remémore « QFM ». Le double champion olympique et quintuple champion du monde n'a pas souvenir d'un autre site de compétition qui lui aurait procuré « plus d'émotions ».