Cyprien Sarrazin : « Je skie comme je suis »
Propos recueillis par Damien Burnier
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À l’arrivée de la descente de Beaver Creek, aux États-Unis, le 6 décembre.
LTD/Alexis Boichard/Agence Zoom/Presse Sports
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À l’arrivée de la descente de Beaver Creek, aux États-Unis, le 6 décembre.
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Marco Odermatt et Cyprien Sarrazin ont déjà repris de bonnes habitudes. Le week-end dernier, ils ont verrouillé les deux premiers rangs du super-G de Beaver Creek (États-Unis). Seul le Suisse, triple détenteur du gros globe, est sur le pont à Val-d'Isère ce week-end (voir ci-dessous). Mais son nouveau rival, géantiste intermittent soudain devenu bolide intenable (trois victoires en descente, une en super-G), remettra les gaz vendredi à Val Gardena (Italie), début d'une séquence de quatre épreuves de vitesse pour clôturer l'année.
LA TRIBUNE DIMANCHE - À 30 ans, vous sentez-vous comme un skieur tout neuf ?
CYPRIEN SARRAZIN - Je vis plutôt une renaissance. Tout le monde dit que 30 ans ça fiche un coup. Moi, je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma tête. Je sais ce qui a marché la saison passée, j'ai peaufiné ces réglages-là. Alors je me dis qu'il va y avoir de belles choses. Ça peut même être encore mieux, il n'y a pas de limites. Le sport, ce n'est pas les mathématiques : il peut tout se passer.
Avez-vous conscience que, pour le grand public, vous avez été le gars qui débarque de nulle part ?
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Les gens se sont dit « mais c'est qui, lui ? » et c'est normal. Je n'avais pas gagné grand chose avant, si ce n'est un parallèle [Alta Badia 2016], qui était plus une exhibition. Ensuite une deuxième place en géant [Alta Badia 2019], passée inaperçue. Finalement, je n'avais fait qu'une perf, à un moment où je n'étais pas un skieur serein. J'ai mis du temps à confirmer mais j'ai avancé à ma façon. Je doute encore un peu mais j'ai appris à lâcher prise. Pendant toute la préparation de la saison dernière, je ne pensais même pas au ski alpin.
Propos recueillis par Damien Burnier
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