Châteauroux assure les derniers réglages pour accueillir à partir du 27 juillet non seulement l'élite mondiale des athlètes de tir sportif, mais aussi leurs 105 délégations et les quelque 3.500 spectateurs attendus quotidiennement. Les installations des épreuves, le réaménagement des abords ainsi que les dispositifs d'hébergement sont quant à eux en place depuis plusieurs mois et largement rodés. L'une des premières villes françaises après Nice en nombre de caméras de surveillance par habitant, la cité berrichonne table également sur une sécurisation maximale des lieux où se dérouleront les compétitions.
À Châteauroux, une organisation sans faille des compétitions est essentielle pour au moins deux raisons : candidate dès 2020 pour devenir cité olympique, elle a, d'une part, investi au total une quinzaine de millions d'euros en termes d'infrastructures. D'autre part, elle mise sur l'événement sportif pour démontrer sa capacité à accueillir de plus en plus de manifestations internationales, l'une des marques de fabrique de la ville affichées depuis huit ans par le maire (DVD) Gil Averous.
Alors que la Fédération française de tir (FFT) a injecté 3,5 millions d'euros pour moderniser et rénover son centre national de tir sportif (CNTS), Châteauroux a signé de son côté un chèque d'un montant légèrement supérieur. Il est destiné à financer l'aménagement en village olympique du Pôle d'enseignement supérieur international (Pesi), situé à proximité du CNTS.
Réhabilitée sous forme d'appart'hôtels, pour recevoir aussi dans un premier temps les délégations sportives internationales, la chapelle Saint-Denis a bénéficié d'une enveloppe de 8,5 millions d'euros. Le lycée Blaise Pascal, où les repas seront servis, s'est enfin vu doter d'ustensiles de cuisine de la part de l'exécutif régional. Enfin, la ville étape des JO a investi 1,4 million d'euros dans la création d'un parking de 1.000 places supplémentaires jouxtant le centre de tir, dont les abords routiers ont par ailleurs été entièrement réaménagés.