Depuis la présentation de la candidature des Alpes françaises pour accueillir les Jeux olympiques d'hiver de 2030, peu d'éléments étaient connus concernant le budget prévisionnel. À savoir, tout juste, une enveloppe globale de 3 milliards d'euros, dont 2 milliards d'euros attribuables à l'organisation et 1 milliard d'euros au volet lié aux infrastructures.
C'est à partir de ces premières données que le cabinet d'études parisien Asterès a fait tourner son modèle d'analyse économique pour estimer les premières retombées attendues à l'échelle du territoire. Selon lui, cet événement annoncé pour 2030 pourrait ainsi générer « 48.000 emplois, 3,6 milliards d'euros de valeur ajoutée (soit environ 0,15% du PIB sur six ans) et 1,6 milliard d'euros de recettes fiscales et sociales » : des retombées qui devraient profiter équitablement aux Alpes-Maritimes, aux Hautes-Alpes ainsi qu'à la Savoie et à la Haute-Savoie.
« En partant du principe que ce budget provisoire serait scrupuleusement respecté, il s'agirait des Jeux les moins chers depuis Calgary en 1988, une fois le budget ajusté par le nombre d'athlètes présents », affirme Sylvain Bersinger, chef économiste au cabinet Asterès à La Tribune. « Il générerait aussi 0,15% de produit intérieur brut (PIB) en l'espace de six ans : cela reste une goutte d'eau, mais elle serait toujours bonne à prendre ».