JO d’hiver 2030 : pourquoi Nice pèse dans la candidature des Alpes françaises

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Isola 2000 (DR)

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Une candidature aux JO ? Christian Estrosi se l'était promis : on ne l'y reprendrait plus. Après l'échec encaissé et vécu comme une véritable gifle « parce que notre dossier était le meilleur » face à Annecy pour l'organisation des Jeux Olympiques de 2018, le maire de Nice avait clairement fait une croix sur ce type d'engagement. Trop décevant et injuste.
Puis est arrivée l'idée lancée par Renaud Muselier d'accueillir les JO d'hiver. Initialement, le but était fixé à 2038. Mais entretemps, les règles ont changé. De quoi faire changer aussi d'avis le premier Magistrat de la capitale azuréenne, d'autant que la candidature tricolore semblait, au fur et à mesure de sa construction, se dessiner comme très solide. Et cela, notamment, grâce à ses infrastructures existantes.
Si, en effet, celles déjà déployées - dont celles héritées d'Albertville après 1992 - seraient utilisées à 95%, faisant de la candidature française une candidature sobre, ainsi que l'attend le CIO, le dossier français doit beaucoup à Nice.
La capitale azuréenne est en effet très bien équipée en infrastructures dédiées aux épreuves de glace, dont la patinoire Jean Bouin et ses 1.800 m2 de surface. Et puis, il y a les stations, dont Isola 2000, riche de ses 120 km de pistes, qui culmine à son point haut à 2.600 m d'altitude. Et qui est surtout déjà habituée à recevoir des compétitions de haut niveau, notamment en snowboard cross.
Tout cela permettrait donc au territoire Nice Côte d'Azur de recevoir les épreuves de patinage, de hockey sur glace féminin et hockey sur glace masculin, de curling, de ski cross, de snowboard cross et de short-track, sans engager d'autres travaux d'équipements. Voilà qui plaide aussi pour la sobriété exigée. Néanmoins, pour satisfaire aux besoins olympiques, une patinoire toute neuve pourrait cependant être créée, forcément plus moderne et surtout moins énergivore que l'actuelle patinoire Jean Bouin. Sachant que le tout bénéficierait de l'appui financier d'un budget spécial JO. Demeure cependant la question de l'anneau de glace : sera-t-il construit en France ou les JO s'appuieront-ils sur un anneau déjà existant à l'étranger ? Ce point précis doit être tranché.
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Laurence Bottero