Candidature des Alpes françaises : ces JO d’Hiver aux enjeux durables

Laurence Bottero
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... lité carbone. Un tout susceptible aussi de modifier sensiblement l’image du Sud.
L'idée était presque partie comme une boutade, lancée début 2022 par Renaud Muselier. Mais l'idée, immédiatement et largement reprise par les responsables économiques et politiques a fait - sans jeu de mot - boule de neige. Au point de s'ancrer rapidement dans les esprits et de devenir un objectif concret : accueillir, en 2030, les Jeux Olympiques d'Hiver dans le Sud.
Il faut dire que le sujet olympique n'est pas totalement nouveau dans la région. Les grands événements sportifs sont déjà passés par là, la dernière Coupe du monde de rugby comme les compétitions de voile et de football des prochains JO de Paris 2024, qui auront comme terrain de jeu Nice et Marseille, avalisent l'idée. Surtout que dans le projet, Auvergne-Rhône-Alpes apporte aussi sa connaissance de ce type d'épreuves, qu'elle connaît parfaitement ne serait-ce que pour avoir organisé les JO d'Albertville en 1992 et pour bénéficier d'infrastructures existantes, toutes prêtes à servir à nouveau.
Mais au-delà de la jolie image des Alpes du Sud unies dans un même projet, c'est clairement l'enjeu d'une compétition durable qui est le cœur du sujet.
Les Jeux Olympiques Paris 2024 sont déjà des JO qui se revendiquent durables. Et des JO respectueux de l'environnement, cela est désormais la norme.
Le respect de l'environnement et la protection du climat c'est l'obsession de Renaud Muselier, qui ne cesse de rappeler que la Région qu'il préside dispose d'un budget 100% vert, entièrement tourné vers la préservation climatique. On peut donc imaginer que sur le projet d'accueil de grande compétition sportive, Renaud Muselier ne déroge pas à la règle. Du côté de la filière professionnelle de la montagne, on est par ailleurs, bien dans le même objectif.
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Et ce n'est pas autre chose que dit Laurent Reynaud. « La totalité de la profession est derrière cette candidature, même si elle ne concerne que les Alpes du Sud », affirme le directeur général de Domaines skiables de France. Une profession qui est certes supportrice de la candidature, mais pas seulement pour des aspects d'image ou d'attractivité. Les JO d'Hiver 2030 dans le Sud constitueraient surtout un parfait laboratoire en termes de transition écologique. Car comme d'autres secteurs, la filière s'est engagée dans la décarbonation de son activité, avec un objectif zéro émission à horizon 2037. 2030, serait donc une antichambre parfaite pour être en avance de phase.
Laurence Bottero