Natation : Maxime Grousset, le banlieusard des îles
Stéphane Colineau
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Au Giant Open de Saint- Germain-en-Laye, en mars 2023.
© LTD / Christophe Geyres/ABACAPRESS
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Quand il empruntera le périphérique à bord du bus des athlètes, Maxime Grousset ne sera pas dépaysé. C'est en habitué qu'il se fera déposer à la Paris la Défense Arena de Nanterre (Hauts-de- Seine), transformée en piscine olympique. Mardi matin, le sprinteur de 25 ans se présentera aux séries du 100 mètres nage libre presque en voisin, même si sa banlieue à lui se situe 30 kilomètres plus à l'est, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). « Je connais le site et j'adore, se délecte-t-il. J'y suis venu pour assister à des matchs de rugby du Racing 92. J'ai pu commencer à me projeter, à sentir le potentiel de l'endroit. C'est une arène avec des gradins très proches des nageurs, on va avoir une ambiance de folie, beaucoup mieux que dans les piscines en plein air. »
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Cette familiarité avec l'environnement est un ingrédient du home advantage dont bénéficient les champions du pays hôte. Maxime Grousset en profite à plein. Paris et sa région, il connaît. Depuis 2021, il est banlieusard. Pour ce natif de Nouméa (Nouvelle-Calédonie), ce n'était pas écrit. Pas même une envie. Pour vivre son rêve olympique, celui qui porte des espoirs de médaille sur 100 mètres nage libre (finale mercredi), 100 mètres papillon (finale samedi) et sur les relais (finales dimanche) a suivi son entraîneur Michel Chrétien à l'Insep, l'usine à champions tricolores nichée au cœur du bois de Vincennes.
Stéphane Colineau
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