Paris 2024 : ces petites histoires qui entretiennent le feu
Stéphane Colineau
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La flamme portée par l’ex-Miss France Laury Thilleman à Brest, le 7 juin.
© LTD / Vincent Le Guern/LE TELEGRAMME/MAXPPP
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La flamme portée par l’ex-Miss France Laury Thilleman à Brest, le 7 juin.
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On connaissait la magie du Tour de France, on a découvert la folie olympique. Le cousinage entre les deux événements saute aux yeux depuis le départ du relais de la flamme, le 8 mai à Marseille. Sur les bords de routes, les mêmes moments suspendus, préservés du climat social et politique. Le même public populaire, communiant sans arrière-pensées, traversé par une joie simple et la fierté d'accueillir le monde sur le pas de sa porte. Alors que la flamme se présente à Paris pour sa 57e étape, ce premier bilan, dépourvu de polémique et de couac majeur, surprend jusqu'aux organisateurs, qui ont pris « des shoots quotidiens de bonheur et d'amour », raconte Grégory Murac, directeur délégué du relais.
Avec ses 150 000 spectateurs massés sur le Vieux-Port, la préfecture des Bouches-du-Rhône a fait naître une bonne étoile. La fête aurait pu vaciller d'entrée à cause de mouvements de foule, finalement sans conséquences graves. La liesse l'a emporté, rien n'a pu l'arrêter. « Marseille a été notre catalyseur, souligne Thomas Remoleur, responsable des relations institutionnelles du relais. Tout au long du parcours, on nous en a parlé. »
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Partout, l'affluence a dépassé les attentes. « Il y a plus de monde qu'au départ du Vendée Globe », s'est ainsi exclamé un élu local en posant son regard sur la jetée des Sables-d'Olonne (Vendée). À Caen, le préfet du Calvados a dû adapter la jauge de sécurité - de 12 000 à 14 000 personnes autorisées à accéder au site d'allumage de la vasque - en découvrant la foule convergeant vers l'esplanade Jean-Marie-Louvel. À Mirande (Gers), comme dans d'autres villes, il y avait bien plus de monde dans les rues que d'habitants dans la commune.
Stéphane Colineau
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