Mercredi au carrousel du Louvre, Jean-Claude Blanc, 60 ans, présidait le jury de la 20e édition des Trophées Sporsora du marketing sportif. Un rôle de choix pour cette sommité du sport business. Des Jeux olympiques d'Albertville en 1992 à la récente prise de contrôle de Manchester United par Ineos, le Savoyard a accompagné les grands mouvements du secteur. Peu avant de monter sur scène, cet homme de l'ombre et de devoir, très discret dans les médias, s'est confié.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Vous avez trois décennies de sport business derrière vous. Si vous vous retournez, c'est la préhistoire que vous voyez ?
JEAN-CLAUDE BLANC - Non car j'ai eu la chance de démarrer aux JO d'Albertville avec une équipe ultra-performante emmenée par Jean-Claude Killy et Michel Barnier. Avec mon premier boss - un Anglais, déjà -, nous avions mis en place le Club Coubertin pour réunir un nombre limité de grandes entreprises françaises autour d'un projet. Quand on regarde la manière dont se fait le business aujourd'hui, on n'en est pas très éloigné. Ce qui a changé, c'est que les grands sports et les grands événements ont tendance à aspirer l'argent, les audiences, l'attention des médias, des pratiquants ou des fans. Il devient de plus en plus difficile pour des sports moins visibles, ou pour le sport non valide, de trouver une mécanique de financement. Il faut beaucoup d'inventivité et de créativité.