Football : la saison pagnolesque de l’OM
Mickaël Caron
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Jean-Louis Gasset lors du match OM-Shakhtar Donetsk, jeudi.
© NICOLAS LUTTIAU/PRESSE SPORTS
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Jean-Louis Gasset lors du match OM-Shakhtar Donetsk, jeudi.
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Netflix est passé à côté d'une mine d'or. La plateforme, qui dégaine les documentaires sportifs plus vite que Pablo Longoria les entraîneurs, aurait fait un carton avec la saison de l'Olympique de Marseille : coups fourrés, grandes gueules et retournements de situation incessants. Lundi, un minot de 70 ans s'est ajouté à un casting déjà pléthorique : Jean-Louis Gasset, sorti du chapeau après que Gennaro Gattuso a jeté l'éponge au soir d'une énième bouillie (0-1 à Brest), épuisé par une équipe « sans âme ».
D'abord frondeur, le Vélodrome a plutôt aimé la première sortie du quatrième entraîneur de l'OM en cinq mois, jeudi contre le Shakhtar Donetsk (3-1), et la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa. Un scénariste vicieux n'aurait pas proposé un autre adversaire que Villarreal, repris en novembre par Marcelino, le technicien qui avait entamé la saison sur le banc marseillais - il a tenu trois mois. Le public a promis un accueil viril à l'ancien copain du président. Les deux partagent la responsabilité du péché originel : l'élimination au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions, en août contre le Panathinaïkos.
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« Longoria a changé la moitié des joueurs avant le seul match vraiment important de la saison, déplore Christophe Bouchet, président du club entre 2002 et 2004. Or, une équipe, c'est d'abord de la cohésion. Avec de l'instabilité, la chance de réussite est égale à zéro. » Les choses ont vraiment mal tourné un mois plus tard : des supporters, ulcérés par des magouilles au centre de formation, d'après eux, ont franchi la ligne jaune lors d'une réunion houleuse à la Commanderie. Longoria a déposé plainte pour menaces de mort mais il n'a pas démissionné. Marcelino, lui, a claqué la porte. Bientôt suivi par le directeur du football Javier Ribalta.
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