CNP en ordre de marche pour répondre aux incertitudes sur l'assurance-vie

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Prévoyance, assurance de prêt, unités de compte, Brésil... le premier assureur de personnes en France privilégie ses segments les plus rémunérateurs.

La prudence est de mise. Si la rentabilité de CNP Assurances, qui vient de publier ses résultats annuels, a été affectée par les taux d'intérêts historiquement bas de l'automne dernier, le groupe se montre méfiant quant aux perspectives pour l'année 2011. Le premier assureur de personnes en France craint en effet, comme beaucoup de ses concurrents, l'impact de l'environnement économique incertain, qui a pesé l'an dernier sur l'épargne. En outre, les incertitudes sur la réforme de la fiscalité du patrimoine risquent de pénaliser les activités d'assurance-vie. « Il est très difficile de savoir quelles vont être les tendances de l'épargne française concède Antoine Lissowski, le directeur général adjoint en charge de la finance de la CNP. La fin de l'année dernière n'a pas été très bonne pour l'épargne ».

difficile début d'année

Le début de l'année 2011 n'est d'ailleurs pas plus réjouissant en la matière. La Fédération Française des Sociétés d'Assurances (FFSA) vient d'annoncer une forte baisse des sommes déposées en assurance-vie en janvier 2011 (lire page 21). Un phénomène trop récent, toutefois, pour peser sur le bénéfice net de CNP, en hausse de 4,6 % à 1,05 milliard d'euros en 2010. L'épargne, qui représente près des trois-quarts du chiffre d'affaires du groupe, a pour sa part reculé de 4,5 % l'an dernier à 23,7 milliards, sur un chiffre d'affaires total de 32,3 milliards d'euros (- 0,8 %).

La priorité du groupe pour 2011 ? Renforcer sa rentabilité. Pour cela, CNP met en avant ses contrats les plus rémunérateurs, qui ont dopé de 3,5 % son produit net d'assurances (PNA) dans l'Hexagone en 2010. A savoir les contrats de prévoyance, les assurances de prêts (lors de l'achat immobilier) et les unités de compte (fonds actions, obligataires, monétaires...) présentes dans les contrats d'assurance-vie multisupports. La CNP se félicite que les sommes confiées par ses clients aient été investies à hauteur de 13 % sur ces supports réputés plus risqués, soit la moyenne du marché. « Deux phénomènes ont joué sur l'appétence des clients pour les contrats en UC. D'abord, la meilleure santé de la Bourse. Ensuite, le fait que nous ayons lancé des supports investis en obligations d'entreprises », explique le directeur général adjoint en charge du développement et des partenariats, Gérard Ménéroud.

Pour améliorer ses marges, CNP compte enfin sur l'activité commerciale de sa filiale brésilienne Caixa Seguros. Son chiffre d'affaires a bondi de plus de 30 %. C'est d'ailleurs en grande partie grâce à ce pays que le PNA en Amérique du Sud a pu augmenter de 45,9 % en 2010.

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