Au Diable Vauvert publie Tristane Banon
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Annoncé, à la surprise générale, quelques jours seulement avant sa sortie (jeudi 13 octobre 2011), le livre de Tristane Banon a aussitôt créé un des plus gros buzz de l'automne dans l'édition française.
D'autant que la sortie du livre, Le Bal des hypocrites, a eu lieu jeudi dernier 13 octobre 2011, le jour où, coïncidence, le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l'affaire DSK/Banon contre l'ex-directeur du FMI, pour cause de prescription, tout en reconnaissant « des faits pouvant être qualifiés d'agression sexuelle ».
Il s'agit de la plus grosse mise en place de l'histoire d'Au Diable Vauvert : l'éditeur gardois a prévu un premier tirage de 40 000 exemplaires.
« Tristane m'a proposé son livre, qu'elle a écrit au mois de juillet, le 10 septembre dernier, en m'expliquant qu'elle voulait le publier chez moi et nulle part ailleurs, commente Marion Mazauric, directrice d'Au Diable Vauvert. Elle n'a pas fait ça pour se faire de la pub, mais pour survivre à la pression intolérable qu'elle subit dans le cadre de l'affaire Strauss-Khan. Elle a choisi Au Diable Vauvert, car c'est la seule maison d'édition où on ne pourra pas l'accuser de vouloir faire un « coup », en raison de notre engagement féministe bien connu, et de notre politique d'auteur. »
Présente au salon du livre de Francfort (Allemagne) le jour de la sortie du livre, Marion Mazauric a enregistré de nombreuses requêtes d'autres éditeurs, en Chine, États-Unis, Allemagne, Italie, etc.
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Au Diable Vauvert confirme, à cette occasion, une bonne année 2011, après le succès des romans de Nicolas Rey (« Un léger passage à vide », 80 000 ventes à ce jour), de Titiou Lecoq et de Julien Blanc-Gras (20 000 ex. à eux deux en quelques mois). Selon Marion Mazauric, Tristane Banon pourrait faire aussi bien que Nicolas Rey.
La maison d'édition, qui emploie 5 salariés, table sur un chiffre d'affaires de 1,5 M€ en 2011.
Anthony Rey
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Crédit photo : Au Diable Vauvert
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